5 juillet 2020

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lundi, 12 novembre 2012 18:32

La Santé bucco-dentaire chez l’enfant.

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 L’avenir de toutes les sociétés repose sur les enfants, dont il faut absolument assurer la santé, la croissance et le développement. La santé bucco-dentaire d’un enfant a non seulement des implications fondamentales sur son état général de santé, mais elle détermine celui de l’adulte qu’il deviendra. La santé des gencives et des dents n’obtient pas toujours l’attention que nous devrions lui accorder. La bouche est la porte d’entrée du corps, et il existe un lien étroit entre la santé bucco-dentaire et le bien-être en général. En comprenant mieux ce lien entre votre bouche et votre corps, et en prenant quelques moyens très simples de maintenir la fraîcheur et l’éclat de votre sourire, vous aiderez votre corps à demeurer resplendissant de santé.

 Le lien entre les problèmes bucco-dentaires et la santé physique est réel. Une mauvaise hygiène bucco-dentaire est indéniablement liée à plusieurs problèmes de santé, entre autres : les maladies cardio-vasculaires, le diabète…La bouche est parfois citée comme étant le miroir du corps. La muqueuse de la bouche est très sensible et elle réagit souvent à des problèmes qui touchent le corps. En fait, bon nombre de maladies peuvent être diagnostiqués à un stade précoce, grâce à un examen dentaire de routine ou à des radiographies dentaires.

 L’enfant porteur de pathologies fait partie de ces populations spécifiques de patients qui nécessitent une attention particulière, d’abord parce que leur maladie souvent chronique leur confère une certaine fragilité psychologique et physique, ensuite parce que certains des actes ou des prescriptions du chirurgien -dentiste  seront susceptibles de perturber l’équilibre de leur maladie. Le rôle de l’odontologiste est essentiel pour dépister, prévenir et prendre en charge les effets néfastes des pathologies et/ou des traitements sur la cavité orale de ces enfants. Là encore, une approche multidisciplinaire est indispensable. L’abord psychologique de l’enfant malade, fortement médicalisé et en contact fréquent avec le corps médical ne peut s’improviser et demande une approche empathique de l’enfant comme de sa famille adaptée au développement  cognitif de l’enfant et à ses conditions socio-culturelles.

 La pédodontie est la partie de la chirurgie dentaire qui porte sur les soins dentaires des enfants depuis leur plus jeune âge jusqu’à l’adolescence. Elle nécessite des qualités de psychologie et un savoir- faire. L’expérience  dentaire constitue, pour l’enfant, une épreuve plus ou moins difficile à surmonter. Pour y faire face, il adopte des comportements variables en fonction de son évolution psychique, de sa personnalité et de son environnement. Parfois, ses attitudes rendent impossibles les soins dentaires, http://usfp-grandcasa.net/fr/administrator/index.php?option=com_k2&view=item&cid=1ou limitent leur qualité, donc leur pérennité. Ces comportements non coopérants peuvent avoir pour origine la peur et l’anxiété. La première visite chez le dentiste doit se faire à l'apparition de la première dent de lait ou vers 6 mois. Le nettoyage des dents doit se faire avec une compresse imbibée d’eau. Cette visite est une consultation d'information, elle a pour but d'instaurer une bonne hygiène bucco-dentaire quotidienne. Le dentiste pédiatrique vous informera sur les bonnes habitudes alimentaires, sur l'importance du fluor ainsi que sur une prévention de maladies éventuelles.

 La menace la plus dangereuse pour la santé dentaire du jeune enfant est sans doute le syndrome du biberon. C’est une pathologie sévère qui touche l’enfant dès l’apparition des premières dents. Il est caractérisé par l’apparition précoce de caries et est  dû à une utilisation inconsidérée de biberons sucrés.A l'origine, un geste banal apparemment anodin : tendre au jeune enfant son biberon quand  il s'agit de le calmer. Le pire étant de le lui laisser pendant la sieste, par exemple, ou toute la nuit...Le syndrome du biberon est une forme de carie qui s’étend sur les dents de lait  entraînant la perte de celles-ci. Ce processus est rapide et parfois les parents ont l’impression que la dent pousse déjà cariée. Qu'il s'agisse d'un jus de fruit  ou même d'un simple biberon de lait sans addition de sucre, le danger pour les dents est en fait considérable. D'abord parce que ces boissons sont riches en hydrates de carbone, directement responsables de la production d'acides par la plaque dentaire, et donc hautement cariogènes. Ensuite, ce qui amplifie le processus, c'est la fréquence et le moment de ces prises. Pendant les périodes de repos, en effet, la salivation, plus réduite, ne peut assurer son rôle anti-carie de façon  efficace. L'action des produits cariogènes est donc plus rapidement destructrice. A bannir, donc, les biberons nocturnes et autres biberons de sieste..., tous ceux en fait qui donnent lieu à des prises prolongées, dans un état de détente. Le biberon, utilisé de façon immodéré, peut entraîner des troubles dentaires graves. La fréquence des prises alimentaires est un facteur de risque de la carie dentaire plus important encore que la quantité de sucres consommés. Un enfant ou un adulte qui grignote ou prend des sodas à longueur de journée a une production d’acide continue et a donc des risques augmentés de carie dentaire. Il faut donc habituer l’enfant à se nourrir à intervalles réguliers  et éviter de l’accoutumer au goût sucré.

 Le grignotage est la pire habitude que l’on puisse avoir. Lorsqu’on grignote des aliments sucrés, la quantité de sucres potentiellement dégradables en acides augmente et la salive ne peut plus jouer son rôle tampon. Le risque d’avoir une carie est donc très élevé. Le processus carieux est généralement réversible aux stades initiaux et irréversibles aux stades avancés. Des soins réels peuvent être dispensés dès le plus jeune âge de l’enfant. Mais il est préférable qu’il soit déjà venu plusieurs fois pour des contrôles anodins, plutôt que d’attendre la nécessité de soins pour consulter.

 Une bonne hygiène bucco-dentaire passe par le brossage régulier des dents trois fois par jour et pendant trois minutes avec un dentifrice fluoré et une brosse à dents souple. Le fluor a la propriété de renforcer la structure de l’émail et de la rendre moins sensible aux attaques acides. Le dosage du fluor varie en fonction de l’âge. Il est nécessaire de diminuer le grignotage et la consommation de sucres.  Une alimentation équilibrée et pauvre en sucres est efficace pour lutter contre la survenue de caries. La surveillance régulière, deux fois par an, des dents par le pédodontiste est recommandée et permet d’évaluer le développement dentaire de l’enfant et de discuter des moyens d’hygiène buccale afin d’éviter des problèmes de caries. Parfois on a recours à l’anesthésie générale pour effectuer des soins dentaires. Elle doit être considérée comme l’ultime solution face à des enfants difficiles. Ce type de prise en charge est préconisé dans le cas d’un contexte infectieux préoccupant, d’un état de santé générale défaillant ou d’une déficience cognitive sévère.

 Lorsque la prise en charge d’un enfant en situation de handicap est mise en place, la santé buccale est très souvent oubliée. La nécessité de répondre au risque vital, d’assurer, de développer les principales fonctions et de permettre l’insertion sociale de la personne relègue au second plan les notions de prévention et de soins bucco-dentaires. L’enfant handicapé est généralement suivi par une équipe. Le dialogue avec cet entourage est indispensable pour, d’une part, recueillir les informations sur l’enfant et d’autre part, avoir une action d’information et de prévention au niveau des habitudes d’hygiène bucco-dentaire, d’alimentation, d’interception des différents troubles. Cela permet également d’instaurer des visites régulières chez le pédodontiste. Le rôle du praticien est d’instaurer les soins nécessaires et suffisants sans multiplier les séances  ni les anesthésies générales. Le pédodontiste souhaite sensibiliser davantage les parents, mais aussi les enseignants, à l'urgence d'une consultation après un choc au niveau des dents, y compris lorsqu'il s'agit de dents de lait.L'urgence se compte en quelques dizaines de minutes lorsqu’une dent permanente est expulsée, lorsque l'enfant la perd sous l'effet du choc. La dent doit être réimplantée dans l'heure.Elle doit être conservée dans un liquide de conservation spécifique, dans du lait, du sérum physiologique ou faute de mieux dans la bouche de l'enfant.

 Moins de la moitié des petits patients ayant subi un traumatisme en denture temporaire se rend chez le dentiste dans la semaine suivant le choc. Or les séquelles sur les futures dents permanentes peuvent être sérieuses, du fait de la proximité de la racine des dents temporaires avec le germe sous-jacent. Dans le cas de fracture coronaire (dent cassée), le dentiste pourra la recoller  à condition que l'entourage ait pensé à ramasser les morceaux et à les préserver dans un liquide, ou la reconstituer avec des matériaux composites. La situation se complique si le tissu pulpaire (nerf) est touché. Certains chocs n'ont pas de conséquences visibles mais peuvent avoir agi sur la racine (fracture radiculaire).

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