25 mai 2019

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Secteurs

Les associations AKouas de Abi El Jaad et chouala ont organisé vendredi 28/12/2012 une soirée d’adieu en l’hommage du défunt Abdellah Cherkaoui au complexe culturel de Maarif.

Tous les courants politiques étaient représentés à cette cérémonie qui a été marquée par la présence de plusieurs leaders de premier plan. Les amis et les proches du défunt ont pris la parole, ils ont rappelé les qualités de l’Homme en relation avec ses contributions dans les champs politique et syndical, et en tant que père de famille. Le camarade Abelwahad Erradi a souligné dans son allocution devant le public présent que ABdellah Cherkaoui a servit son parti et sa nation avec abnégation. Les réalisations au niveau de la commune de Maarif, dont il a été Président pendant trois mandats successifs, attestent du sérieux, du dynamisme et de la créativité du défunt. Sa contribution, au niveau de la deuxième chambre du parlement, a été également d’une très grande utilité pour le parti, précise l’ancien Premier secrétaire du parti de la rose.

Le président américain, Barack Obama, a affirmé lors d’un entretien diffusé dimanche 30 décembre que la cause majeure de la crise du « mur budgétaire » réside essentiellement dans le refus des Républicains à augmenter les impôts pour les plus aisés.

Des réunions se sont tenues entre les membres du Sénat, dominé par les démocrates, et la chambre des représentants dans laquelle siège une majorité républicaine et ce afin de trouver un compromis acceptable par les deux parties.

Le procureur de la République d'Egypte a ordonné une enquête contre trois dirigeants de l'opposition Egyptienne, il s’agit de M. Hamdeen Sabahi, M.  Amr Mousa et M. Mohammed ElBaradei  Ces derniers sont  accusés à l’incitation au renversement du président de l’Etat.

Les trois hommes  ont formé une coalition d'opposition, le front de salut national, contre M. Morsi le mois dernier. M. Moussa et M. Sabahi étaient tous deux candidats à l'élection présidentielle remportée par M. Morsi en Juin.

Le procureur de la République M. Ibrahim Talaat a été nommé par le Président de la république le mois dernier, après que son prédécesseur a été limogé. Ce mouvement avait provoqué la colère de hauts magistrats, qui y voyaient une atteinte à leur autorité.

La question du transfert de l’Offshoring refait surface en France, la principale association professionnelle des informaticiens français dénonce, dans un communiqué récent, un prêt accordé par l’Agence française de développement, d’un montant de 100 millions d’euros, destiné au refinancement des activités offshoring développées par la société Casanearshore, filiale à 100% de MEDZ. Ce prêt entre dans le cadre d’une convention signée le 12 décembre à l’occasion du Forum économique franco-marocain tenu en marge de la visite  du Premier ministre Jean-Marc Ayrault au Maroc.

L’association estime qu’il y’a absence d’intérêt économique pour la France sur le plan de l’emploi. « Il n’y a aucun intérêt économique et aucun retour gagnant pour la France sur le plan de l’emploi à vouloir favoriser l’offshoring dans le monde», précise son communiqué.

Il est a rappeler que le « partage de la valeur ajoutée » a été l’un des axes les plus importants évoqué par le Premier ministre français  lors de sa dernière visite au Maroc, ce dernier a qualifié le partenariat Maroc-France , dans ce domaine ,de «partenariat gagnant-gagnant» en parlant de «colocalisation» et non de « délocalisation ».

Il faut savoir que beaucoup de recherches ont été effectuées pour mesurer de façon objective les effets des transferts sur l’économie française, la quasi-totalité de ces études a montré l’existence d’effets positifs sur la croissance économique du pays.

Le IX ème Congrès s’est déroulé dans un contexte international, régional et national très sensible et pour notre pays et pour notre parti ainsi que pour les forces progressistes aspirant au changement.
Au niveau international, il faut noter l’amplification et la globalisation des répercussions économiques, politiques et culturelles, ce qui a mis les nations, les peuples et les sociétés devant d’énormes épreuves et défis qu’on ne peut surmonter qu’à travers le choix démocratique dont l’objectif est de mobiliser les potentialités et les moyens matériels et humains et d’instaurer les valeurs de justice, d’égalité et de solidarité sociale.
Ce contexte a été également marqué par un changement radical des cartes de la répartition des forces héritées des décennies passées. De nouvelles puissances ont vu le jour et pu briser le monopole des équilibres des forces du groupe BRICS en adoptant des modèles de développement rationnels et ambitieux qui ont mis l’élément humain au cœur des projets sociétaux.
Sur le plan régional, les voies et  les tournants empruntés par le Printemps arabe deux ans après son enclenchement suscitent des inquiétudes quant aux résultats éventuels de ces mouvements et leur impact sur la situation  démocratique. Un processus qui met les forces progressistes et modernistes à l’épreuve devant des responsabilités historiques, car il propulse aujourd’hui les forces  vives qui étaient pourtant les instigateurs du Printemps arabe vers la marginalisation et profite aux forces conservatrices qui s’efforcent d’en détourner le souffle éclairé et moderniste au profit d’une nouvelle tentative de cautionner des projets rétrogrades et réactionnaires à caractère politique, institutionnel ou culturel. Ce qui constitue un paradoxe que bien d’observateurs estiment incongru.
Au niveau régional toujours, et plus précisément dans la région euro-méditerranéenne, la crise économique et financière dans les grands centres capitalistes impacte sérieusement notre économie nationale imposant des adaptations et des rectifications des politiques socioéconomiques qui demeurent instables. Ce qui impose  la solidarité sociale comme préalable à toute adaptation pour affronter ces défis.
Sur le plan national, notre pays vit au rythme des attentes au sujet de l’opérationnalisation des dispositions de la nouvelle Constitution. Les forces démocratiques avaient placé d’énormes espoirs sur cette mise en application qui tarde à voir le jour.
Dans ce contexte, le gouvernement actuel à orientation conservatrice et hésitante travaille autour d’agendas en déphasage avec les préoccupations et les problèmes des forces populaires comme le prouvent les mouvements revendicatifs. Le gouvernement ne présente aucune garantie qu’il dispose effectivement d’une stratégie de développement à long terme ni d’une vision intégrée avec un calendrier des réformes et de la lutte contre la prévarication. Aussi l’inflation du discours afférent  à ces deux  points n’est-elle pas  perçue par les citoyens puisque ce dernier n’est pas traduit en mesures concrètes, alternatives et solutions réalistes de nature à ranimer l’espoir et  rétablir la confiance. Le IX  Congrès national a considéré l’évaluation et la critique globale de son parcours politique depuis l’alternance consensuelle  comme l’une de ses priorités lors de ses travaux tant sur le plan socioéconomique que celui de l’outil partisan et ses rôles explicatifs. Cela a été effectif lors de la présentation de plusieurs documents démontrant ainsi la différence entre l’action gouvernementale et celle du parti au niveau politique et pédagogique ainsi qu’au niveau de la mobilisation. Cette autocritique n’a pas pour objectif de minimiser les efforts du parti ou de mettre en doute ses convictions mais il s’agit surtout d’en tirer les leçons qui s’imposent de cette riche expérience en vue de jeter les bases d’une stratégie pour l’avenir, et en particulier le militantisme démocratique en contact permanent avec le peuple marocain et l’animation du débat au sein de l’espace public.
Nous considérons que les carences  entre l’action politique et l’action partisane devant l’accompagner ont créé une impression générale de prééminence des technocrates aux dépens des politiques dans des circonstances où nous avions un besoin pressant de consolider de nouvelles valeurs tout en élaborant un programme et de nouveaux plans socioéconomiques.
Le Congrès comprend, dans le contexte de cette évaluation, les raisons qui expliquent cette composition hétéroclite au niveau des alliances politiques gouvernementales -et qui, en vérité, était très difficile à l’expliquer au début-, mais il confirme en même temps que la définition des alliances politiques dans l’avenir, en conformité avec notre idéologie social-démocrate et notre ligne politique, devient une mission de principe essentielle qu’on ne peut, sous aucun prétexte, ni la sous-estimer encore moins la contourner. Il n’est pas permis de se tromper une autre fois quant à ses répercussions sur la conscience collective et sur les missions de clivage des forces politiques d’une manière objective et compréhensible.
Conscient que les partis politiques indépendants sont seuls à même de mobiliser le peuple pour accomplir la mission démocratique, le Congrès confirme que l’indépendance de la décision du parti aujourd’hui et demain est une constante dans l’action politique et militante, et dans la présence sur le terrain pour rester fidèle à son identité.
Le Congrès confirme également que l’USFP est conscient de l’action dans le domaine culturel qui devient de plus en plus une nécessité stratégique, d’autant plus que des prémisses poussent notre société à l’époque de la décadence, de la stagnation, du repli sur soi, et de la répression de la pensée, de l’imagination et de la création.
Le Congrès confirme, par ailleurs, que la mission de s’opposer à l’instrumentalisation de la religion dans le champ politique est une mission qui incombe à toutes les élites culturelles et à tous les partis et les forces politiques, civiles, démocratiques et progressistes. C’est aussi une responsabilité de l’Etat à travers une gestion rationnelle et institutionnelle du champ religieux qui permet de produire un discours ouvert qui considère, contrairement aux appels de fanatisme et au repli sur soi, que la lecture éclairée de notre héritage religieux et civilisationnel, est une lecture vivement recommandée pour que notre religion tolérante soit un facteur de progrès, ce qui nous permet d’endiguer les dérapages des exégèses qui perturbent l’harmonie de la nation.
Le Congrès confirme que l’USFP est déterminé à jeter les ponts de communication créatrice -comme c’était le cas dans le passé- avec l’ensemble des intellectuels et des créateurs et avec tous les milieux de la production de la pensée, tout en insistant sur la relation dialectique entre la richesse de la pensée et la crédibilité de la pratique politique.
Conscient de son identité sociale profonde, le Congrès réaffirme l’intention de l’USFP de considérer la question sociale comme une priorité dans sa lutte quotidienne sur tous les fronts, tout en insistant sur l’unité de l’action syndicale comme un choix de principe en vue de préserver les acquis de la classe ouvrière marocaine et de répondre à ses aspirations à une vie décente.
En tant que Parti dont l’identité socialiste, l’expérience et les références instituent l’ouverture sur les compétences dans la société (jeunes, femmes et acteurs de la société civile), il exprime sa volonté et sa détermination de se replonger au cœur de l’action et l’encadrement social en s’appuyant sur une logique de complémentarité avec toutes les initiatives visant l’évolution et la modernisation de l’action sociale.   
Le Congrès réaffirme également la fierté des militantes et militants de cet exploit organisationnel grâce à l’instauration des mécanismes et des règles démocratiques pour l’élection de la direction du Parti, ce qui développe la culture de la transparence et fonde le leadership sur des bases démocratiques solides. Le Congrès exprime par ailleurs sa satisfaction des échos qu’a laissés la participation de toutes les composantes de la société à la discussion des programmes du Parti et ses choix à travers les médias. Il réaffirme en même temps que le succès de cette méthode est un signe de vitalité de l’USFP et de sa place dans la conscience collective, et signifie sa cohésion dans le cadre de la diversité des approches, des visions et des modes de mise en application des plateformes. Le Congrès considère que cette étape organisationnelle sera un prélude voire une motivation pour développer les structures du Parti aux niveaux régional, provincial, local et sectoriel, ce qui assure que les méthodes organisationnelles de l’USFP sont au même niveau que celles des autres partis sociaux-démocrates dans le monde.
Partant de tous ces pré-requis référentiels et de ces résultats, le IXème Congrès de l’USFP réaffirme les positions et les orientations suivantes.
Au niveau de l’intégrité territoriale
Le Congrès confirme, encore une fois que, plus le temps passe, plus notre conviction fait que le plan d’autonomie de nos provinces sahariennes demeure l’unique solution vers une issue politique rationnelle à même de mettre fin à ce conflit artificiel. Une solution qui garantit réellement les conditions  pour l’adhésion de toute la région aux efforts d’édification et de consolidation des potentialités institutionnelles et de négociations ; de même qu’elle peut favoriser la maturation de  l’action maghrébine commune dont le retard de concrétisation induit un coût depuis des années en termes économique, politique et humain.
Le Congrès souligne que cette solution est l’unique alternative pour barrer la route devant les tendances extrémistes qui s’alimentent aujourd’hui de ce qui se passe dans les pays du Sahel où convergent des  tendances ethnicistes et passéistes et celles de la  sécession et du terrorisme.
Nous exprimons notre ferme conviction quant à l’approche collective et participative  dans la gestion du dossier du Sahara marocain via l’intégration de tous les aspects politiques, sociaux, spatiaux et de développement  et qui demeure  l’approche escomptée pour parvenir  au plus haut niveau de mobilisation et faire échouer toutes les tentatives auxquelles recourent   les ennemis de notre intégrité territoriale. Le Congrès recommande  la tenue dans de brefs délais d’un colloque national sur cette question.
Au niveau politique en général, l’USFP souligne sa profonde préoccupation concernant tout ce qui est en relation avec l’opérationnalisation démocratique de la Constitution,  en perspective de la concrétisation matérielle de la Monarchie parlementaire  en tant que choix garantissant  une séparation claire des pouvoirs et permettant un équilibre et une complémentarité de son action tout en assurant une bonne marche de l’ensemble des institutions constitutionnelles.
Dans ce cadre, le Congrès considère que la mise en œuvre de la Constitution n’est  pas du ressort exclusif du gouvernement, mais c’est une affaire nationale par excellence. Tout en relevant avec inquiétude la confusion et le ralentissement de l’action gouvernementale concernant  l’opérationnalisation de la Loi suprême, il appelle à l’ouverture d’un dialogue national sur les questions et les outils énoncés dans la nouvelle  Constitution notamment l’amazighité, la parité et les droits économiques et sociaux. Il souligne que le mode d’opérationnalisation n’est pas moins important que le contenu de cette même  opérationnalisation.
L’USFP, en choisissant, en toute conscience et responsabilité l’opposition, en parfaite harmonie avec  les conclusions tirées de sa lecture des messages envoyés par les électeurs  lors des dernières élections législatives, considère que ce choix porte notamment sur le fait de lever toute ambiguïté dans les domaines politique et partisan et appelle le  Congrès à œuvrer avec sérieux et méthodologie afin de réunifier la famille ittihadie et les forces de gauche sur une base programmatique claire et une présence sur le terrain et une coordination réelle des positions et initiatives de nature à garantir réellement l’édification d’un pôle de gauche fort, influent et susceptible de peser sur les rapports de forces.
Au niveau des droits de l’Homme et des libertés, le Congrès exprime son inquiétude quant au retour systématique du gouvernement  aux anciennes pratiques pour contrecarrer toutes les formes d’expression et de protestation collective légitimes en contradiction avec les dispositions de l’Etat de droit et met en garde contre ces pratiques qui portent atteinte à l’image du pays et à sa crédibilité en matière des droits de l’Homme.
Au niveau économique et social, le Congrès estime  que l’USFP qui a consacré une bonne partie de son militantisme pour consolider les fondements de la démocratie politique et a consenti d’énormes sacrifices dans ce sens est appelé a donné, de plus en plus et de manière très claire,  à son identité socialiste et démocratique son contenu économique et social. Sur ce volet, le Congrès considère qu’il est temps que les couches populaires  et moyennes bénéficient des fruits du développement et trouvent dans nos programmes  économiques et sociaux ce qui répond à leurs aspirations pour une répartition équitable des richesses nationales.
Déterminer l’aspect socioéconomique de notre projet social-démocrate est devenu une priorité  qui s’impose dans nos agendas politiques.
Tout en soulignant la prolifération des poches de pauvreté et de précarité et leur résistance à la lutte menée pour les éradiquer  et en  attirant l’attention sur  la détérioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et des catégories marginalisées dans les villes et les campagnes, le Congrès  confirme que les approches palliatives ont démontré leurs limites  et  qu’elles ne peuvent en aucun cas constituer une alternative aux politiques publiques  basées sur une vision et un programme de développement global  et complémentaire.
Le Congrès considère que l’élaboration de politiques publiques en harmonie avec la Constitution  qui a placé les droits économiques et sociaux au centre de ses dispositions constituera la garantie effective des aspirations des citoyens  et permettra d’instaurer la confiance en l’action publique concernant l’emploi, la santé, le logement, les services publics et la formation.
Le Congrès  relève la confusion et l’improvisation qui caractérisent les programmes du gouvernement dans ce cadre, comme cela a été le cas pour la réforme de la Caisse de compensation où l’actuel Exécutif a opté pour un mode de résolution qui hypothèque les exigences de la cohésion sociale au profit d’une vision étriquée rappelant les années du Programme d’ajustement structurel (PAS).
Le Congrès met également en garde contre les risques du recourt à un endettement excessif devant déboucher sur un contrôle par des institutions financières internationales du circuit économique, de l’orientation des données conjoncturelles et  des décisions économiques et souveraines.
Le Congrès confirme sa position quant à la justice fiscale, appelant à une réforme urgente du système fiscal, ce qui garantit l’égalité dans les charges et les contributions entre les producteurs et les opérateurs économiques. Ce qui devrait transférer une partie des charges aux catégories aisées qui ont bénéficié de longues années durant de privilèges et d’exonérations fiscales ayant trop duré et qu’il est temps de revoir conformément aux exigences de développement.   
Le Congrès appelle à ce qu’il soit accordé au dossier des Marocains résidant à l’étranger tout l’intérêt qu’il mérite. Et ce, du fait du rôle primordial qu’ils jouent aujourd’hui dans la défense des causes nationales auprès des pays d’accueil, d’une part,  et d’autre part, de l’action qu’ils entreprennent dans des conditions difficiles afin de défendre les intérêts et la réputation de notre pays. Les ressortissants marocains prouvent chaque jour, de façon concrète, leur attachement au pays d’origine, ce qui nécessite que leurs affaires juridique, économique, sociale et culturelle soient au cœur des politiques et des programmes gouvernementaux.
Au niveau international
Le Congrès exprime son entière solidarité avec le militantisme des peuples arabes pour la liberté, la justice et la dignité, de même qu’il est contre le despotisme qui instrumentalise la religion à des fins politiques, à l’instar de ce qui se produit actuellement dans plusieurs pays arabes.
Le Congrès dénonce le massacre dont est victime le peuple syrien frère, et exprime son refus de transformer la Syrie  en numéro ou jouet dans des équations régionales qui menacent l’unité et l’entité de ce pays, ce qui présage d’une sédition dont les répercussions restent imprévisibles avec des effets sur toute la région.  
Le Congrès exprime son soutien absolu au peuple palestinien pour ses causes nationales légitimes, avec en premier l’établissement d’un Etat indépendant avec comme capitale Al Qods. Aussi, le Congrès tient-il à adresser les félicitations des militants et militantes usfpéistes au peuple palestinien et à ses forces éprises de liberté pour l’acquis international au niveau de l’ONU, de même qu’il dénonce la politique sioniste de colonisation dans les territoires palestiniens à Gaza et en Cisjordanie.
Le Congrès confirme la détermination de l’USFP à œuvrer côte à côte avec l’ensemble des forces de progrès et de liberté pour la défense des causes justes, celles de liberté, de démocratie, de sécurité et de paix.

Au nom de la direction de l’USFP
Des congressistes
De toutes les militantes et militants de notre parti et en mon nom personnel

Je vous souhaite la bienvenue a notre 9ème Congrès, et je vous remercie d’avoir répondu a notre invitation.
Chers congressistes,
Je vous souhaite aussi la bienvenue même si vous êtes chez vous.
Je voudrais vous féliciter pour avoir obtenu la confiance des militants de base pour les représenter au 9 ème Congrès.
C’est un grand honneur pour un militant d’être congressiste.
Mesdames et Messieurs,
Le 9ème Congrès de l’USFP se tient dans des circonstances internationales, régionales, nationales très différentes de celles du 8 ème Congrès.
Depuis le début de 2011, et après les changements révolutionnaires survenus dans différents pays frères et qui ont entraîné la chute de plusieurs dictatures, la région est entrée dans une phase de “transition révolutionnaire”.
Comme vous le savez, tout ce qui se passe dans le monde arabe et musulman, auquel nous appartenons, a des répercutions palpables sur notre pays.
Les événements de la région ont eu un effet bénéfique au Maroc.
Ils ont créé une nouvelle dynamique, en mettant dans l’agenda politique du pays le processus de réforme constitutionnelle et politique.
Ce processus était stoppé et dans l’attente “Le Printemps arabe” a donné un nouveau départ dans le sens du changement des réformes et du progrès dans notre pays.
Notre parti a vécu ces événements en acteur actif, lucide et responsable concernant ce qui s’est passé, dans notre vie nationale.
Notre 9ème Congrès se tient à un momen propice, parce que l’USFP est appelé à apporter des réponses nouvelles, à des questions nouvelles qui se posent à notre pays.
Pour ce qui nous concerne, le Congrès se tient dans une phase historique, la phase des changements, des réformes que connaît le pays depuis 2 décennies. Les réformes n’ont pas commencé seulement en 2012.
Pour nous à l’USFP, nous relions cette phase actuelle à nos luttes de plusieurs dizaines d’années et en particulier à notre 8 ème Congrès, qui en 2008, a appelé, d’une manière claire, à la nécessité d’une profonde réforme constitutionnelle pour arriver à un régime de “Monarchie parlementaire”.
Je rappelle que cette demande remonte à notre 3ème Congrès en 1978.
Nous avons réclamé également au 8ème Congrès “une nouvelle génération de réformes politiques, économique, sociales et culturelles”.
Nous n’avons pas réclamé des réformes pour des réformes, c’est parce que nous voulons plus de démocratie, plus de modernité, plus de justice sociale et plus de dignité.
C’est parce que notre expérience aux gouvernements Youssoufi, Jettou, et Abbas El Fassi, nous a permis de connaître les limites du mode de gouvernement.
Notre expérience nous a permis de connaître les failles de notre mode de gouvernance du pays, de connaître les dysfonctionnements, les blocages, les obstacles à la bonne gouvernance.
Ce sont les mêmes causes que celles qui allaient être à l’origine de “la crise cardiaque”.
Cette expérience nous a convaincus de la nécessité vitale pour le pays de procéder à des réformes constitutionnelles profondes visant:

 

  •  La répartition rationnelle, pratique, des pouvoirs.
  •  Veillez à la séparation nette des pouvoirs.
  •  à leur équilibre,
  •  à leur coopération,
  •  à leur contrôle.

 

- Veillez à la consolidation des acquis en matière de droits des citoyens et surtout ceux des femmes, des libertés, de garanties et de protection des citoyens.
Toutes ces revendications sont contenues dans la déclaration finale de notre 8ème Congrès de 2008.
Il y a aussi le contenu de la célèbre conférence de si Abderrahmane El Youssoufi à Bruxelles en Belgique.
Les réformes sont nécessaires pour pallier les déficits en matière de démocratie, en matière de bonne gouvernance, en matière de justice sociale, en matière de moralisation de la vie politique et pour lutter contre la politique publique de la rente et des privilèges; (je reviendrai sur le sujet).
Nous avons dans ce cadre adressé après le 8ème Congrès un mémorandum à Sa Majesté le Roi, le 8 mai 2009 exactement.
Nous avons attendu 2011, pour constater les répercussions du “Printemps” et les effets de la marche du 20 février.
La Marche du 20 février et le Mouvement du 20 février comprenaient un grand nombre d’Ittihadis, de la direction et de la base, cela explique la ressemblance des slogans du Mouvement du 20 février et les revendications du 8ème Congrès.
Mesdames et Messieurs,
Nous considérons que le discours historique du 9 mars 2011 de Sa Majesté le Roi comme la réponse directe point par point et dans le même ordre, au contenu de notre mémorandum du 8 mai 2009, ou revendication du Mouvement du 20 février et de tout le peuple marocain.
Nous étions prêts, ce qui nous a permis au moment des consultations officielles, d’enrichir, d’élargir et d’approfondir nos propositions de réformes constitutionnelles et d’obtenir la satisfaction de 97/100 de nos propositions.
Nous avons contribué plus tard au contenu des réformes politiques comme la loi sur les partis et les syndicats, tous les Codes électoraux concernant les élections législatives, communales et celles des Chambres professionnelles.
Mesdames et Messieurs,
Si, les circonstances aidant, nous avons réussi à obtenir les réformes constitutionnelles et politiques, nous n’avons pas pu obtenir les résultats souhaités aux élections du 25 novembre 2011.
Nous avons tiré la leçon de la nouvelle carte politique du pays et décidé de passer à l’opposition.
Contrairement à notre situation aux 6ème et 7ème Congrès où nous étions au gouvernement, aujourd’hui nous sommes à nouveau dans l’opposition.
Tout le monde sait que, quelle que soit la position où nous nous trouvons, notre mission est toujours la même : servir notre peuple et notre pays.
Avant 1998, nous avons servi le pays pendant 38 ans à partir de l’opposition. Pendant 38 ans, l’USFP a combattu l’arbitraire, le despotisme, la répression des libertés, la négation des droits, le « fassad » politique, économique, le trucage des élections, le clientélisme, la politique de la rente et des privilèges. Tout cela était utilisé comme moyen de gouvernement.
L’USFP a lutté pour la démocratie, les libertés individuelles et collectives, les droits de l’Homme, l’égalité entre les citoyens et en particulier entre homme-femme pour la dignité du citoyen et pour la participation des citoyens à la gestion de leurs propres affaires.
Nous avons payé le tribut par un grand nombre de victimes et de martyrs, avec à leur tête notre frère Mehdi Ben Barka. Les Usfpéistes ne regrettent rien et sont prêts aujourd’hui à refaire ce qu’ont fait leurs parents et grands-parents.
De 1998 à 2011, nous avons servi notre pays à partir du gouvernement avec nos alliés de l’époque.
Nous avons réalisé de grandes réformes dans tous les domaines que tout le monde connaît et reconnaît.
Aujourd’hui, nous sommes prêts de nouveau à servir le pays à partir de l’opposition, comme nous l’avons fait pendant presque 40 ans dans le passé.
Comme notre action dans l’opposition avant 1998 a permis au pays de connaître « la 1ère alternance consensuelle » et toutes les réformes fondamentales qui l’ont accompagnée dans les domaines politique, économique, social, culturel, la période de 1998 à 2011 a été couronnée par la réforme constitutionnelle, par les réformes politiques, par l’alternance à partir des urnes.
Notre action actuelle, à partir de l’opposition est constructive comme auparavant.
Avec beaucoup de vigilance, nous allons défendre les acquis de notre peuple.
Nous allons essayer d’enrichir et d’approfondir ces acquis qui ont demandé le prix fort.
Dans l’opposition, nous allons continuer à élever le niveau de conscience politique des citoyens comme dans le passé où nous
avons :

  • Elevé le niveau des exigences,
  • Créé de nouveaux besoins politiques et économiques,
  • Développé un esprit critique,
  • Donné la légitimité à la revendication.

Par la socialisation politique moderne,  les peuples avancent dans la modernité et la démocratie.
Des observateurs et des analystes politiques affirment que l’USFP a perdu sa popularité à cause de son passage au gouvernement.
Le parti a été sanctionné par les urnes en 2007 et 2011. Si cela est vrai, cela voudrait dire que l’USFP a été victime de son propre succès en introduisant dans la culture et la pratique politique du pays, le lien entre la responsabilité gouvernementale d’une part et le contrôle et la sanction d’autre part.
Nous avons également créé le lien entre le vote et les intérêts politiques, économiques et sociaux. Ce lien n’existait pas auparavant. C’est donc un grand acquis politique.
Si ce gain pour le pays se fait au détriment  de la popularité de l’USFP, c’est un acquis précieux pour la culture politique et la démocratie dans le pays.
Pour l’USFP, l’intérêt du pays passe avant l’intérêt du parti.
Mesdames et Messieurs,
Le but de notre combat aujourd’hui comme hier est la consolidation de la démocratie et l’accès à la modernité comme le traduit le slogan de notre 9ème Congrès.
Le modernité n’est pas « Zendaka »
La démocratie n’est pas « La pagaille »
Ce sont des valeurs, c’est le produit des efforts de l’humanité depuis des milliers d’années pour que l’homme vive dans la liberté et la dignité.
La modernité, c’est  le respect mutuel, l’ouverture, la tolérance, la liberté de pensée, l’adhésion à des valeurs universelles.  L’homme par la politique façonne son destin. La modernité, ce n’est pas les gadgets et les divertissements.
La démocratie c’est aussi l’acceptation et le respect de l’Autre.
C’est le dialogue, le débat, les négociations, le compromis réciproque.
C’est la prise en compte des avis contraires.
C’est la diversité. C’est l’inclusion et non l’exclusion.
C’est de chercher des accords provisoires.
L’homme vit dans le provisoire
En politique personne ne détient la vérité
Il y a des convictions sincères.
Mesdames et Messieurs,
Nous sommes un parti d’opposition. Notre rôle constitutionnel est de contrôler et d’apporter une vision critique de l’action du gouvernement.
Le gouvernement actuel bénéficie des dispositions de la nouvelle Constitution qui lui attribue et à son chef, des pouvoirs qu’aucun gouvernement n’a eus depuis l’indépendance pour réformer et satisfaire les besoins et les demandes des citoyens.
Le pays a besoin de réformes.
Réformer c’est légiférer. Or il y a un grand déficit législatif chez le gouvernement.
- Gouverner, c’est prendre des initiatives positives, c’est créer l’événement réel dans les domaines qui répondent aux besoins fondamentaux du peuple.
Après un an, on ne voit pas d’initiatives économiques, culturelles, sociales ou politiques.
- Gouverner, c’est prévoir ; or on ne connaît pas l’agenda politique du gouvernement.
On ne connaît pas comment va être géré le temps politique à court, moyen et long termes.
Quelles sont les perspectives d’avenir  dans les domaines politique, économique et social ?
A quand les élections communales et professionnelles ?
A quand l’élection de la Chambre des conseillers ? Qu’en est-il de la régionalisation ? Où est le plan législatif de la mise en œuvre de la nouvelle Constitution ? Les lois organiques et les décrets d’application ?
Le gouvernement doit lancer des débats sur des projets,  des débats sur des réformes.
Le climat politique n’est pas sain. On ne communique pas, on polémique.
La charge du discours officiel n’est pas de nature à tranquilliser les citoyens et n’ouvre pas de perspectives d’avenir et de l’espoir. « Un peuple vit de pain, mais aussi de rêves et d’espoir ».
Il y a de l’inquiétude et le risque de blocage de la société.
L’USFP veut éviter tout risque, quel qu’il soit au pays.
C’est pour cela que nous prévenons ceux qui gouvernent aujourd’hui.  Il faut éviter tout ce qui est de nature à déstabiliser le pays, ne pas prendre de décisions sur la base de faux diagnostics, comme le problème de la rente et des privilèges.
Ce n’est pas un problème de la justice ou de moralisation, c’est un problème politique, un mode de gouvernement hérité de la colonisation.
Les autorités du Protectorat l’avaient réglementé, mis en place des procédures et des commissions d’attribution des privilèges avec tous les aspects de la légalité.
L’occupant utilisait la méthode dite de la carotte et du bâton. Le bâton pour les nationalistes et les résistants et la carotte pour les collaborateurs et les services rendus.
Le Maroc post-colonial a maintenu et développé ce mode et ce moyen de gouvernement. Oufkir et ses semblables n’ont pas gouverné que par la répression qui était réservée aux militants pour la démocratie et les droits de l’Homme et pour la dignité, mais ils gouvernaient aussi par l’attribution des privilèges et la rente aux collaborateurs zélés  comme les tortionnaires et les falsificateurs des élections.
C’est pour cela que nous disons que la lutte contre les privilèges et les rentes et toute autre forme de mauvaise gouvernance doit passer par les lois, par la législation. C’est l’abolition des privilèges.
Mesdames et Messieurs,
Notre combat prioritaire dans le passé, dans l’opposition, était d’œuvrer  pour doter le pays d’une Constitution véritablement démocratique.
Aujourd’hui, la nouvelle Constitution est là, moderne et démocratique. Notre combat prioritaire est la mise en œuvre de cette Constitution dans un esprit démocratique, ouvert et transparent.
Nous voulons rendre la crédibilité à l’engagement politique. Nous voulons réconcilier les citoyens avec la politique. La nouvelle Constitution est venue avec une nouvelle philosophie politique, une nouvelle conception de la politique.
Il faut une nouvelle pratique de la politique, une pratique différente de celle d’avant la nouvelle Constitution.
Il faut une nouvelle conception du pouvoir, un pouvoir qui libère l’homme. Il faut un nouveau contenu dans les relations entre les gouvernants et les gouvernés.
Il faut généraliser le nouveau concept de l’autorité à tous les détenteurs de pouvoir. Il faut de nouvelles relations dans la vie politique notamment entre l’opposition d’une part et la majorité d’autre part. Il faut par le discours et l’action, créer le climat et l’ambiance propice à une société solidaire et apaisée.
C’est une nouvelle conception des relations sociales empreinte de respect mutuel et de solidarité qu’il nous faut.
C’est une révolution des mœurs politiques et sociales dont nous avons besoin. La nouvelle Constitution contient de nouvelles garanties en faveur des droits, des libertés, de l’égalité, de la justice, de la protection des individus et des groupes.
Il faut que ces acquis potentiels deviennent des réalités dans la vie de tous les jours. Le pays a un besoin urgent de réformes dont l’essentiel figure dans la nouvelle Constitution.
Retarder la mise en œuvre de la Constitution, c’est retarder les réformes, c’est retarder la pratique démocratique, c’est retarder le changement, le progrès et la modernisation du pays. C’est retarder la réponse aux revendications des couches populaires. C’est aussi retarder l’amélioration des conditions de vie de la population. C’est enfin retarder l’immunité du Maroc contre les défis et les menaces intérieures et extérieures.
Mesdames et Messieurs,
La manière de réformer n’est pas moins importante que le contenu de la réforme dans un pays où l’on respecte la méthodologie démocratique.
La législature de 2011 à 2016 doit être une législature de réformes, de l’élaboration de toutes les lois organiques liées à la nouvelle Constitution.
Les lois organiques sont le prolongement de la Constitution et doivent être confectionnées avec la participation de l’opposition actuelle comme c’était le cas pour l’ancienne opposition à la rédaction de la nouvelle Constitution.
A côté de la mise en œuvre de la Constitution, il y a d’une manière concomitante : La gouvernance du pays, la poursuite du développement, la poursuite de la création des richesses  et leur juste répartition.
Il y a également la poursuite de la recherche de solutions aux problèmes quotidiens vitaux des Marocains que sont l’emploi, la sécurité, la santé, l’habitat, l’éducation et autres. Il y a les dossiers urgents qui attendent : Le dossier du régime des retraites, le dossier de la compensation, le dossier de la réforme fiscale, le dossier de la langue et de la culture amazighe, pour ne parler que des plus importants.
Voilà les sujets sérieux, les problèmes et les dossiers sur lesquels, en tant qu’opposition, nous allons juger les actions, les réalisations, les succès et les échecs du gouvernement.
Nous n’allons pas juger sur les discours, les déclarations ou les promesses des membres du gouvernement.
Mesdames et Messieurs,
La question de notre unité territoriale nécessite une attention et un intérêt particuliers. Elle connaît elle aussi une phase importante. Les négociations non  officielles ont échoué. Les rencontres sont improductives et les discussions hors sujet. Il faut trouver une nouvelle approche, différente de celle suivie par Christopher Ross et ses prédécesseurs.
Nous attirons l’attention des Nations unies  que nous refusons toute révision sur les compétences de la Minurso qui doit rester dans le cadre et les limites tracés au début par le Conseil de sécurité, au processus de négociations.
Il faut rester dans le cadre de la définition du rôle de médiateur de l’ONU pour mettre fin à ce conflit artificiel.
Cette phase nécessite de la diplomatie marocaine une attention et une vigilance particulières sur le plan international, bilatéral et multilatéral et en particulier avec les puissances impliquées dans la recherche d’une solution définitive.
Comme il convient de renforcer le front intérieur par la démocratie et par les réalisations économiques, sociales et culturelles à l’intérieur des provinces du Sud,  surtout en faveur des jeunes et des couches populaires. Il s’agit de construire un Maroc moderne, démocratique, crédible et mieux préparé pour défendre son intégrité territoriale.
Mesdames et Messieurs,
La question palestinienne est pour nous Marocains au même niveau de nos préoccupations que la question de notre intégrité territoriale.
Nous dénonçons les agressions d’Israël contre le peuple palestinien et plus particulièrement les opérations de destruction massive à Gaza.
Au même moment nous félicitons le peuple palestinien à l’occasion de sa grande victoire diplomatique à l’ONU où la Palestine a été reconnue comme un Etat observateur non membre.
Nous restons  solidaires du peuple palestinien jusqu’à la construction de l’Etat indépendant avec comme capitale El Qods Echarif.
Dans le monde arabe, il y a des évènements qui invitent à la joie et d’autres qui attristent. Ce qui réjouit, c’est le succès de l’initiative palestinienne à l’ONU, ce sont aussi les révolutions qui se sont succédé depuis le début de 2011.  Ce qui attriste, c’est le nombre de victimes qui tombent en Syrie.  Nous avons applaudi avec chaleur et sincérité comme nous avons approuvé et soutenu le Printemps arabe.
Pour nous, la révolution a pour objectif la démocratie, les libertés, les droits, l’égalité, la justice et la dignité pour tous.  Ce sont des valeurs universelles auxquelles nous croyons et que nous partageons.
 Le monde entier s’intéresse au Printemps arabe en raison de sa portée universelle.  Pour preuve, l’apparition du phénomène de protestation des Indignés partout dans le monde.
Parce qu’il traduit la soif de liberté, de justice sociale et de dignité parmi les couches populaires déshéritées de toutes les sociétés du monde.
Les vraies révolutions sont celles qui ont une portée universelle, le Printemps arabe en est une, mais il risque d’avorter. Deux années après l’avènement du Printemps arabe, les observateurs ont un sentiment mitigé, un mélange d’espoir et de crainte. Espoir de voir s’installer la démocratie dans l’ensemble du monde arabe et son impact positif sur son voisinage africain et asiatique.
 Crainte de la persistance de la violence et de l’insécurité. Crainte de la division de la sécession et la déstabilisation. Crainte de remplacer une forme de dictature par une autre.
 Les citoyens arabes ne sont pas descendus dans la rue et ne prennent pas les armes pour remplacer une forme de dictature par une autre (le cas de l’Egypte).
Ce qu’ils veulent, c’est un système politique qui rassemble, qui donne à chacun la possibilité et la liberté de participer au dialogue politique pour façonner son destin et participer à la construction de l’avenir de son pays. Au Sud de nos provinces sahariennes, dans la région du Sahel et au Nord du Mali se trouve une zone occupée par des groupes armés qui font des trafics en tout genre prennent des orages, déstabilisent des pays, menacent leur unité territoriale et politique et la paix dans le monde. Il faut que la communauté internationale prenne ses responsabilités avant l’extension du drame.
Nous, nous nous tenons au côté du Mali frère et lui exprimons notre solidarité jusqu’à ce qu’il retrouve son unité.  Si le Maghreb était uni, rien de cela ne serait arrivé, le Maghreb uni serait une zone de paix, de sécurité et de coopération fructueuse pour tous.
Nous à l’USFP, nous sommes des Maghrébins convaincus de cœur  et de raison. Sur le plan international, le monde mis en place après la seconde Guerre mondiale est en train de changer sur les plans économique, financier, politique, civilisationnel et en termes de valeurs.
Cette mutation passe par la crise globale et générale dans un monde globalisé. La question n’est pas d’accepter ou de refuser mais de trouver la manière d’y faire face. Les relations internationales sont en train d’évoluer à la suite du rôle de plus en plus important joué par les pays émergents dans tous les continents et plus particulièrement en Inde et en Chine.
Cette dernière sera la 1ère puissance économique du monde   en 2030,  c’est-à-dire dans 18  ans.  De nouvelles fractures apparaissent avec la montée du racisme, de l’intolérance, de l’islamophobie accompagnée d’actes d’hostilité et de haine  à l’égard des croyances d’autrui.
Nous dénonçons avec la plus grande vigueur les atteintes aux valeurs  sacrées de l’Islam et de toutes les religions. Malgré les crises et les fractures, il y a des raisons d’espérer, la démocratie progresse dans le monde en nombre et en qualité. Les droits de la femme progressent aussi.  La science avance dans tous les domaines. L’enseignement s’élargit dans le monde entier.  La faim et les maladies reculent.  
Mesdames et Messieurs,
Tous les politiques, hommes et femmes, veulent changer le monde en mieux. Ils croient au changement. Ils sont des optimistes. Ils croient en l’homme, lui font confiance. Alors soyons optimistes et ayons confiance. Pour l’avenir de l’humanité et du monde. Pour l’avenir de notre région.  Pour l’avenir du Maroc.  Pour l’avenir de l’USFP.
Merci “

 

Selon Reuters, le président syrien Bachar al-Assad a envoyé Mercredi un diplomate à Moscou pour discuter des propositions faites par l'envoyé international Lakhdar Brahimi  et visant à mettre fin au conflit que vit le pays. M. Brahimi prévoit d'organiser une série de réunions avec les responsables syriens à Damas cette semaine pour négocier un transfert pacifique du pouvoir.

Selon une source de sécurité syrienne, qui ne voulait pas confirmer si un accord était en préparation, le vice-ministre des Affaires étrangères Syrien Fayçal Makdad est parti à Moscou pour discuter des détails des pourparlers avec Brahimi. Un responsable libanais proche de Damas a déclaré que M. Makdad avait été envoyé en Russie pour une consultation sur une possibilité d’un accord.

«Il ya un nouvel état d'esprit maintenant et quelque chose de bon est entrain de se passer", a indiqué le responsable, demandant à ne pas être nommé, et sans donner plus de détails.

Une source du ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que M. Makdad et une autre personne se réuniront avec le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et Mikhaïl Bogdanov, l'envoyé spécial du Kremlin pour les affaires du Moyen-Orient, le jeudi prochain, sans toutefois révéler la nature des pourparlers.

Moaz Alkhatib, le chef de la Coalition nationale syrienne reconnu internationalement, a critiqué toute idée d'un gouvernement de transition dans lequel Assad restera en tant que président même dépouillé de pouvoirs réels.« Le gouvernement et son président ne peuvent pas rester au pouvoir, avec ou sans leurs pouvoirs, » avait déclaré Alkhatib en précisant que sa coalition avait déjà rejeté une telle solution.

Plus de 44.000 Syriens ont été tués dans une révolte contre quatre décennies de domination de la famille Assad, un conflit qui a commencé avec des manifestations pacifiques, mais qui a sombré dans la guerre civile.

http://www.reuters.com/article/2012/12/26/us-syria-crisis-idUSBRE8AJ1FK20121226

Selon des responsables gouvernementaux le président irakien Jalal Talabani serait admis à un hôpital mardi après avoir subi un accident vasculaire cérébral qui l'a laissé dans un «état critique mais stable".

M. Talabani avait souvent atténué les tensions dans un gouvernement fragilisé par un partage du pouvoir entre différentes entités de l’Irak.

Les rapports sur son état de santé sont variés. Trois sources gouvernementales affirment qu'il était dans un état critique, mais son bureau a déclaré que le président de 79-ans est dans un état  stable et sous surveillance médicale intensive après avoir reçu un traitement pour artères bloquées.

Cependant, la BBC affirme que selon des sources kurdes bien informées, il serait toujours dans le coma. Un communiqué avait aussi indiqué que "Les fonctions corporelles sont normales et l'état de santé de son du président est stable »

M. Talabani a lutté avec son état de santé ces dernières années et a souvent été traité à l'étranger. Il est un vétéran de la guérilla kurde, et est le premier président de l'Irak issue de cette ethnie.

 

http://www.reuters.com/article/2012/12/18/us-iraq-president-idUSBRE8BH09U20121218

http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-20766435

 

Driss Lachgar a été élu, dimanche à Bouznika, nouveau premier secrétaire de l'Union socialiste des forces populaires (USFP), à l’issue du second tour de l'élection qui s'est déroulée dans le cadre du 9e congrès national du parti. Les élections des autres instances dirigeantes sont reportées ultérieurement.

Les militants Ittihadis attendent beaucoup de la nouvelle direction qui sortira des urnes. En effet, les chantiers sont nombreux. Parmi les plus urgents figurent la mise en œuvre de la nouvelle constitution, la clarification de la ligne politique à adopter à court et moyen terme et la reconstruction de l’appareil organisationnel sur des bases modernes et démocratiques.

Lors de son mot d’ouverture du 9ème congrès USFP  a Bouznika, sous le thème « ensemble pour bâtir le Maroc de la démocratie et la modernité », le premier secrétaire du parti, le camarade Abdelouahed Erradi, a émis ses critiques au gouvernement actuel, en pointant du doigt l’absence d’une vision stratégique et d’une feuille de route claire.

 Notre premier secrétaire s’est aussi interrogé de l’absence de toute communication sur la date des prochaines communales et le renouvellement de la chambre des conseillers.

Il est à signaler que la matinée inaugurale du congrès a été marquée par la présence du chef de gouvernement ainsi que les représentants de l’ensemble des acteurs politiques et syndicaux du pays.

Le discours intégral de Mahmoud Abbas devant l'ONU

L'Assasinat de Mehdi Ben Barkha

Abderrahim Bouabid l'homme le militant

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