25 mai 2019

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Secteurs
Le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a sommé le chef du gouvernement en sa qualité de chef du Conseil de surveillance d’Al Omrane de s'expliquer sur la situation alarmante de ce holding public. Il envisage même la constitution d’une commission d’enquête face au silence de l’Exécutif.  
Intervenant lors de la séance des questions orales au Parlement, tenue avant-hier, Hassan Tarik, député USFP, a indiqué que le holding vit une situation d'asphyxie et d’agonie, et que la réforme tant attendue de cet  établissement n’a pas abouti. «Aujourd’hui, Al Omrane ne fait que gérer les anciens projets et ses investissements sont en chute libre sans parler de la domination de l’esprit commercial chez ses responsables au détriment de sa mission initiale en tant qu’établissement public», a expliqué Hassan Tarik avant d’ajouter que les parlementaires ont le devoir d’assumer leurs responsabilités face à cette situation.   
Une analyse que partage Mohamed Ameur, parlementaire USFP, qui nous a indiqué qu’Al Omarane passe actuellement des journées difficiles et que cet établissement public est même au bord de la faillite. Une réalité que semble aggraver le silence du chef du gouvernement.
Mohamed Ameur pense que «le cas d’Al Omrane nécessite plus qu’une simple commission d’enquête parlementaire même si celle-ci est nécessaire dans la conjoncture actuelle ». D’après lui, il faudra tout mettre à plat et particulièrement toute la stratégie actuelle en matière d’édification de villes nouvelles
Notre source estime également que le holding a tourné le dos à la mission pour laquelle il a été créé et qu’il commence non seulement à se saisir de toutes les opportunités foncières ainsi générées, mais  à concurrencer le secteur privé.
Des propos qui ne semblent pas du goût de Nabil Benabdallah, ministre de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Politique de la ville, qui estime qu’il est encore tôt pour se prononcer sur la situation d’Al Omrane tant que les conclusions du rapport de la commission parlementaire provisoire constituée par la commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville n’ont pas encore été établies.
Pourtant, le ministre pense qu’il faut relativiser les analyses faites, car s’il a reconnu qu’il y a des manquements et des défaillances, il estime qu’il y a des efforts qui on été faits pour améliorer le fonctionnement de cet établissement.  
A ce propos, il a indiqué que le holding a construit l’année dernière 145.000 logements et 113.000 unités destinées  au secteur social. Quant au problème des 140.000 logements sociaux inoccupés,  le ministre a expliqué que cette situation est due au refus des bénéficiaires des programmes de relogement de s’y installer. « Al Omarane ne peut pas continuer à construire des logements qui seront abandonnés.  Le holding a des équilibres financiers à préserver », a-t-il lancé.
Cependant, Nabil Benabdallah n’a pas jugé opportun de répondre à la question du Groupe socialiste concernant le recul enregistré au niveau du secteur de logement présenté, pourtant comme l’un des secteurs prioritaires par le gouvernement Benkirane
En effet, une année après l’investiture de l’actuel Exécutif, le secteur a enregistré un ralentissement dans l’exécution du programme de logements à 140.000 DH destiné aux ménages à faibles revenus, aussi bien au niveau des engagements du holding Al Omrane que du  privé avec lequel des accords ont été passés dans ce cadre.
Quant à l’habitat destiné aux classes moyennes, l’année 2012 a été une année blanche vu qu’il n’y avait pas de réalisations concernant cet habitat et que les incitations fiscales incluses dans la loi de Finances 2013 sont demeurées sans effet.

 

Le Bureau politique de l’USFP a tenu, lundi, sa réunion hebdomadaire consacrée à l’examen de plusieurs points, notamment ceux relatifs au dossier de l’intégrité nationale, aux Assises nationales sur la fiscalité et aux répercussions des campagnes de dénigrements menées contre des symboles politiques et intellectuels marocains.
Les membres du Bureau politique ont pris acte du rapport du Premier secrétaire, Driss Lachgar, qui a salué le succès de la diplomatie marocaine aux niveaux officiel et partisan, en mettant en échec le plan visant à porter atteinte à la Souveraineté nationale et ce, sous prétexte de l’élargissement de la mission de la Minurso aux droits de l’Homme dans le Sahara marocain.
Dans ce cadre, le Premier secrétaire a passé en revue les différentes rencontres qu’ont eues les délégations du parti avec les ambassadeurs des pays permanents au Conseil de sécurité ainsi qu’avec des partis européens dans le cadre de l’International socialiste et les intenses contacts avec des parties arabes, tout en relevant le respect et la compréhension accordés à la position marocaine qui plaide pour une solution juste dans le cadre du projet d’autonomie.
Alors que les membres du BP ont souligné l’importance de la victoire diplomatique marocaine, ils ont mis en garde contre la gravité du plan algérien qui vise à déstabiliser la région à travers ce qu’on appelle les séparatistes de l’intérieur qui exploitent le climat d’ouverture démocratique et le progrès enregistré au niveau des libertés que connaît le Maroc comparativement avec les camps de Tindouf et les territoires algériens.
Le Bureau politique estime que les autorités marocaines doivent se montrer vigilantes quant aux provocations d’une minorité de séparatistes chargée d’orchestrer des manifestations, en coordination avec des observateurs internationaux qui ne cachent pas leur parti pris pour la thèse séparatiste en vue de médiatiser des images et des allégations contre le Maroc.
Les membres du BP considèrent que malgré l’importance de l’approche sécuritaire pour la préservation de la sécurité et la stabilité, il n’en demeure pas moins que le traitement politique par les forces démocratiques, nationales et des droits de l’Homme est aussi important, afin de ne pas laisser le champ libre aux ennemis de notre intégrité territoriale.  
Le Bureau politique a examiné avec  une grande inquiétude la campagne de dénigrement menée par plusieurs forces rétrogrades y compris le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, pour détourner l’attention de l’opinion publique  quant aux problèmes sociaux et économiques graves que vit le Maroc. C’est une manœuvre pour dissimuler leur échec cuisant dans la gestion de la chose publique.
Le Bureau politique exprime dans ce sens sa solidarité avec l’activiste amazigh des droits de l’Homme Ahmed Assid, considérant que la différence de points de vue ne doit pas être confrontée par l’apostasie… Ce qui s’est passé relève d’une orientation générale qui est en train d’anéantir la société marocaine, d’où la nécessité d’ouvrir un débat national sur la chose religieuse au Maroc, et de discuter de la légitimité d’émettre des fatwas par ceux qui prétendent être des fqihs et des chioukhs, ce qui contredit les dispositions de la Constitution du pays.
Le Bureau politique a débattu amplement du pseudo-dialogue national duquel le gouvernement a  exclu les organisations professionnelles et les centrales syndicales et culminé par une réforme fiscale chimérique contrôlée par les lobbys des bureaux d’études, ce qui porte atteinte au principe de la souveraineté de décision en ce qui concerne la participation dans la chose publique. Cette décision ne peut être tranchée que par le Parlement et selon des procédures constitutionnelles claires et non par les lobbys qui violent l’égalité fiscale.
Et dans le cadre des préparatifs de la classe ouvrière pour la fête du 1er mai, le Bureau politique appelle tous les Ittihadis et toutes les Ittihadies et l’ensemble des sympathisants du parti à la forte mobilisation dans les marches nationales et régionales, pour dénoncer les régressions qui ont touché les acquis syndicaux et sociaux des ouvriers et l’ensemble des citoyens.
Le Bureau politique a exprimé sa solidarité avec les initiatives du secteur des pharmaciens ittihadis, et a appelé dans ce sens à la nécessité de démocratiser les instances professionnelles, et la promulgation le plus tôt possible des textes et des décrets d’application du Code du médicament et de la pharmacie, ainsi que l’opérationnalisation des dispositions de la Constitution par la création des conseils régionaux.

«L’unité syndicale pour la dignité, la liberté et la justice sociale ». On aurait aimé voir le  1er Mai  2013 célébré dans un tout autre climat et une toute autre ambiance que ceux marqués aujourd’hui par cette morosité engendrée par le blocage d’un dialogue social biaisé par la faute d’une majorité qui a oublié ses promesses électorales et qui a tendance à confondre dialogue et monologue.
Vous avez dit crise ? « Nous refusons que la résorption de la crise économique se fasse au détriment des pauvres, particulièrement la classe ouvrière », dira Abderrahmane Azzouzi, secrétaire général de la FDT.



Libé : Comment jugez-vous l’invitation du chef du gouvernement à prendre part à une réunion du dialogue social ?

Abderrahmane Azzouzi : L’invitation des syndicats les plus représentatifs par Abdelilah Benkirane pour prendre part, samedi dernier, à une soi-disant réunion du dialogue social a été la goutte qui a fait déborder le vase. C’est une attitude irrespectueuse, c’est le moins que l’on puisse dire. Inviter les centrales à la dernière minute et à quelques jours de la Fête du travail est le comble du ridicule. Cette initiative est la preuve que l’Exécutif manque de respect aux syndicats.

Que reprochez-vous à l’ordre du jour qui vous a été soumis ?

C’est un ancien ordre du jour. Il manque de crédibilité, parce qu’il est identique à celui sur lequel on s’est mis d’accord avec le gouvernement lors de notre dernière réunion. C’est un ordre du jour qui n’est pas en mesure d’apporter ou de donner un coup de pouce aux négociations, si l’on peut les qualifier ainsi. Car le gouvernent a réussi à vider ce dialogue de sa substance, à le transformer en séances d’écoute et à le réduire, au final, à un monologue.

Qu’en est-il du boycott des autres centrales syndicales ?

Dans le cadre de la concertation et l’élan de coordination de nos relations, nous avons décidé, CDT et FDT, de boycotter cette réunion, et ce pour plusieurs raisons.
La réaction de l’UGTM et de l’UMT ne s’est pas fait attendre. Les deux syndicats ont pris, eux aussi, la même position et fait part de leur  décision, via des correspondances respectives, de ne pas participer à cette réunion. A l’instar de la CDT et la FDT, l’UGTM et l’UMT ont plaidé pour l’institutionnalisation du dialogue social avec la tenue de deux sessions en avril et en septembre. Les quatre centrales ont été unanimes donc à boycotter cette rencontre jugée inutile et une tentative pour le gouvernement de gagner du temps et se faire médiatiser et partant indure en erreur l’opinion publique.   Nous sommes appelés à élargir davantage  le champ de coordination et de concertation entre toutes les composantes syndicales, et ce pour l’intérêt de la classe ouvrière marocaine.  

En quoi les festivités du 1er Mai de cette année seront-elles différentes des précédentes ?

L’absence d’un dialogue sérieux et responsable pèsera de tout son poids sur les festivités du 1er Mai.  Et bien entendu, cela n’empêchera aucunement la classe ouvrière de réitérer son attachement à l’intégrité territoriale de notre pays.  
Il n’est pas sans rappeler que le 1er Mai de cette année se tient dans une conjoncture des plus moroses marquée par une série de mesures impopulaires décidées de manière unilatérale par un gouvernement qui n’arrive pas à mettre en œuvre l’opérationnalisation de la Constitution et à tenir ses promesses faites à cor et à cri avant et après son investiture.
Le 1er Mai de cette année se tient également dans une conjoncture de crise à tous les niveaux. Politique, économique et sociale, la crise est là et ses répercussions sont patentes. Nous refusons que la résorption de la crise économique se fasse au détriment des pauvres, et particulièrement la classe ouvrière.  Nous mettons en garde le gouvernement contre toute mesure irréfléchie qui ne prend pas en compte les conditions sociales fort inquiétantes.

Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, a reçu vendredi soir au siège du parti à Rabat, Hameddine Sabahi, candidat aux présidentielles égyptiennes et fondateur du Courant populaire égyptien, qui était accompagné de M.Tokhi, rédacteur en chef du journal Al Karama et leader au Courant populaire, ainsi que Imad Hamdi, le porte-parole du Courant.
Cette rencontre, marquée par la présence de quelques membres du Bureau politique, a été l’occasion pour les deux responsables d’évoquer les moyens susceptibles de consolider davantage la coopération entre l’USFP et le Courant populaire égyptien, comme étant des cadres modernistes et progressistes, véhiculant  les mêmes valeurs et principes universels, ainsi que la défense de la liberté, de la dignité et de la démocratie.
A cette occasion, M.Lachgar a fait part de la disposition de l’USFP à entretenir des relations d’amitié et de coopération avec le Courant populaire égyptien, de même que de coordonner leurs actions  dans l’intérêt des peuples arabes pour la liberté, la dignité, la démocratie, la lutte contre la prévarication et le développement dans la région.
Le Premier secrétaire a informé son hôte de la situation organisationnelle du parti et de l’expérience de l’USFP en tant que mouvement de libération nationale, de son processus démocratique interne, ainsi que des résultats  politique, organisationnel et médiatique du 9ème   Congrès national.
M.Sabahi a saisi cette occasion pour présenter ses félicitations au Premier secrétaire quant au succès du Congrès et l’élection d’une nouvelle direction de l’USFP, parti de Mehdi Ben Barka que le militant égyptien considère comme l’un de ses modèles.
En tant que Nassérien, Hameddine Sabahi a tenu à rappeler qu’il était l’un des défenseurs des Frères musulmans en Egypte victimes de répression, ajoutant qu’il souhaitait que l’expérience du président Morsi soit couronnée d’un plein succès. Sauf qu’il s’est avéré que l’Egypte est en train de revivre le même scénario contre lequel s’était déclenchée la révolution. Et de préciser qu’«aujourd’hui, nous  sommes en train de fabriquer un nouveau despote ».
M.Sabahi, qui a parlé de son expérience nassérienne, a affirmé que le Courant populaire égyptien est décidé à mener la révolution égyptienne jusqu’à son terme.

Au siège de l’Union socialiste des forces populaires, la fièvre est montée d’un cran et l’heure est à la mobilisation. Le marathon des réunions a commencé. C’est d’abord les membres du Bureau politique du parti de la Rose qui ont tenu réunion lundi 15 avril, en fin d’après-midi. « Nous nous sommes réunis immédiatement après la réunion tenue au cabinet avec l’ensemble des leaders politiques. J’ai rendu compte à mes pairs des derniers développements que connaît la question du Sahara marocain », explique le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar.  La rencontre au sommet des socialistes va durer plusieurs heures. « Plusieurs tours de table et un long débat pour d’abord réaffirmer la position qui est la nôtre et celle de tout le pays, c'est-à-dire faire front commun pour défendre l’intégrité territoriale du Royaume. Ce consensus est national et il n’y a pas lieu d’y revenir. Mais la question essentielle que nous nous sommes posée lundi soir est de savoir ce que veulent les Américains. Et jusqu’où s’arrêtera leur projet  de plus en plus clair d’instabilité du monde arabe et du Maghreb?», s’interroge  avec force Fatiha Saddass, membre du Bureau politique de l’USFP.
Depuis 72 heures, officiels et personnel politique ont toujours autant de  mal à comprendre le projet de résolution que les Etats-Unis veulent présenter à la prochaine réunion du Conseil de sécurité de l’ONU qui aura lieu à la fin de ce mois. Washington veut, en effet, élargir le mandat de la MINURSO à la surveillance des droits de l'Homme au Sahara. Selon le site d’information «Lakome», «le texte est actuellement en préparation au sein du «Groupe des Amis du Sahara Occidental» (Etats-Unis, Royaume-Uni, France, Russie et Espagne), en vue de la réunion du Conseil de sécurité prévue à la fin du mois pour examiner le renouvellement du mandat de la Minurso ».
Passé la stupeur, la machine marocaine s’est très vite mise en branle. Lundi matin au Cabinet Royal, une réunion consacrée à la question nationale s’est tenue sur instructions du Roi Mohammed VI, réunissant conseillers du Souverain, le chef du gouvernement, l’ensemble des leaders politiques et des membres de l’Exécutif.
Un communiqué du Cabinet Royal a d’ailleurs rendu compte, dans le menu détail,  de cette réunion éminemment politique.  Le personnel politique ne mâche pas ses mots et évoque clairement les  conséquences du projet de résolution américain  sur le processus de négociation en cours, «une approche qui rompt délibérément avec l’esprit consensuel qui a toujours animé la recherche d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable à ce différend régional artificiel».  «Depuis la présentation, en avril 2007, par le Royaume du Maroc de l’initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie pour la région du Sahara, la question des droits de l’Homme a été méthodiquement instrumentalisée par les autres parties au différend, pour tenter de dévier le processus de négociation et de s’en servir comme prétexte pour ne pas s’engager résolument et de bonne foi dans la recherche d’une solution politique», peut-on en effet lire dans le communiqué.
A l’USFP, on a très vite pris la mesure de la menace qui plane sur le dossier du Sahara. Souveraineté marocaine remise en cause, remise en cause de Washington du traité de Madrid et de l’accord de cessez-le-feu signé en 1991, plan américain visant à déstabiliser le monde arabe et le Maghreb, entraves graves à tout processus de paix dans la région : le communiqué sanctionnant la réunion du Bureau politique n’a pas de mots assez durs pour dénoncer l’administration américaine.  Les Ittihadis ne comptent pas en rester là. Les deux Groupes parlementaires de l’Union socialiste des forces populaires vont appeler à la tenue d’une séance plénière du Parlement consacrée à la question nationale et ses derniers développements intervenus sur la scène internationale. «C’est la meilleure manière de délivrer le message du front uni à l’opinion publique», commente Driss Lachgar. De la même manière, la réunion urgente des deux  commissions parlementaires des affaires étrangères est demandée par les socialistes marocains. Quant à la commission des affaires étrangères de l’USFP, elle va dans les tout prochains jours prendre attache avec les pays membres de l’Internationale socialiste et qui siègent au sein du Conseil de sécurité. Et immédiatement après la réunion de la commission administrative de l’USFP prévue ce 20 avril, les responsables du parti de la Rose et à leur tête le Premier secrétaire  vont entamer une grande tournée dans les provinces du Sud. Au programme, rencontre et mobilisation des militants des structures sahariennes de l’USFP mais aussi des citoyens.  Autre décision prise par les caciques de cette formation politique de gauche, l’appel lancé aux travailleurs et autres syndicalistes de placer l’affaire du Sahara et les menaces américaines en tête des slogans des défilés du 1er mai. « Mais en attendant, le Maroc officiel doit bouger immédiatement et transmettre aux différentes puissances qui siègent au Conseil de sécurité la réalité de ce qui est en train de se tramer à travers ce projet de résolution de l’administration américaine, plus que jamais porteuse du nouveau désordre mondial », conclut le leader de l’Union socialiste des forces populaires.

Ahmed Lahlimi, Haut commissaire au plan, n’y est pas allé de main morte. Avec rigueur et méthodologie, il a disséqué devant un parterre de journalistes, de politiques et d’entrepreneurs, les effets de la crise qui secoue actuellement l’économie nationale.
Lors de la conférence de presse qu’il a tenue le mercredi à Rabat en guise de «contribution au débat sur une nouvelle politique économique nationale dans le contexte actuel des déséquilibres macroéconomiques», il a, en effet, rappelé que «le Maroc affronte une détérioration de ses équilibres macroéconomiques marqués, en particulier, par une détérioration du déficit budgétaire et des comptes extérieurs». La menace persistante d’une crise d’épuisement des réserves de change ne peut cependant dispenser d’une reconsidération des politiques publiques sur la base d’une réévaluation du modèle de croissance, sous le double angle de la durabilité des acquis et des défis de l’avenir», a-t-il précisé en substance. Une manière de réitérer une évidence qu’il n’a cessé de prêcher depuis fort longtemps: «A défaut d’une épargne intérieure suffisante,  le financement de notre  modèle de croissance a été soutenu par  l’aisance des revenus provenant de l’extérieur» dont la baisse actuelle nous expose à «une sous-liquidité quasi structurelle du marché monétaire qui réduit les marges de manœuvre de la politique monétaire au détriment d’un financement adapté aux besoins réels des différentes catégories des ménages et des entreprises». Bref une situation qui ne peut que pousser «les opérateurs économiques, sociaux et politiques à s’interroger légitimement sur la nature des politiques publiques que le Maroc doit opérationnaliser pour rétablir les équilibres macroéconomiques, aujourd’hui détériorés, et favoriser une réforme des structures de l’économie nationale et formulent des appréhensions sur leur impact dans le court et moyen termes».
L’augmentation des recettes fiscales ou la diminution des dépenses devraient, dans ce cas, être «évaluées au regard de leurs impacts différenciés à court et à moyen termes sur la croissance économique, l’emploi, la consommation des ménages et les finances extérieures». Exit donc toute décision hâtive ou irréfléchie. Exit aussi, le populisme, les gesticulations médiatiques et les effets d’annonce dont l’actuel Exécutif a fait son pain quotidien. La situation est trop préoccupante pour laisser place à l’amateurisme et à la politique politicienne. Aussi, le Haut commissaire au plan s’est inscrit en porte-à-faux avec la décision du gouvernement Benkirane d’opérer une coupe drastique dans le budget d’investissement de l’ordre de 15 milliards de DH. «Toute option qui porterait sur la réduction des investissements ne doit être envisagée qu’avec une grande prudence», a-t-il précisé. Ceci d’autant plus qu’elle risquerait de «compromettre le développement futur de notre pays, alors qu’une planification stratégique qui intégrerait les programmes sectoriels en cohérence avec le cadre macroéconomique d’une part et une plus grande rigueur dans leur gestion, d’autre part, augmenteraient le rendement de ces investissements et contribueraient à l’amélioration de la compétitivité de notre appareil de production et à la réduction des déficits extérieurs».

Hasna Abou Zeid, la députée membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, a interpellé, lundi lors de la séance des questions orales, le gouvernement à propos de sa gestion du dossier du Sahara marocain.
Elle a vivement critiqué la diplomatie marocaine qui n’a pas su exploiter la position du Maroc en tant que membre non permanent au sein du Conseil de sécurité pour expliquer les efforts consentis en matière de démocratisation et des droits de l’Homme au Maroc.
La députée du Groupe socialiste s’est dite surprise par l’optimisme béat du gouvernement et la confusion dans la gestion du dossier. A titre d’exemple, elle a cité le fait qu’il ait retiré sa confiance à l’Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU au Sahara, Christopher Ross, et qu’il soit revenu sur sa décision quelques semaines plus tard.
Elle a rappelé également que l’USFP qui constitue la continuité du Mouvement de libération nationale, a depuis toujours défendu l’unité territoriale du pays, mais cela ne signifie absolument pas qu’il ne se bat pas pour défendre également l’édification d’un Etat de droit, et les droits de l’Homme.
Cette interpellation n’a pas plu au Groupe PJD dont le président, Abdellah Bouanou a proféré un torrent  d’insultes et de grossièretés.
Il a, en effet, accusé l’USFP de se placer en dehors de l’unité nationale et il a qualifié de « fausse note » l’intervention du Groupe socialiste, ce qui a provoqué un tollé au sein de la première Chambre et des présidents de certains groupes parlementaires se sont insurgés contre le président du groupe PJD.
Le président du Groupe RNI, Rachid Talbi El Alami, a précisé dans le cadre d’un point d’ordre, qu’aucun groupe parlementaire n’a le droit de distribuer des absolutions, alors que Rachida Benmessaoud, vice-présidente du Groupe socialiste, a dénoncé les déclarations de Bouanou, précisant que la cause nationale ne doit pas être l’objet de surenchère et que l’USFP a toujours défendu cette cause et pris des positions historiques et courageuses dans ce dossier.
Elle a, dans ce cadre, appelé le président du Groupe justice et développement à retirer ses propos déplacés.
Après des concertations entre le président de la Chambre des représentants et les présidents des groupes parlementaires, Abdellah Bouanou a présenté des excuses publiques à l’USFP.

 

Dans le cadre des rencontres du Premier secrétaire de l’USFP avec les ambassadeurs des pays membres permanents du Conseil de sécurité et qui concernent les derniers développements que connaît notre cause nationale, une délégation de l’USFP, conduite par Driss Lachgar et composée du président de la Commission administrative Habib El Malki, et de Ouafa Hajji, membre du Bureau politique et présidente de l’Internationale socialiste des femmes, s’est rendue, hier, à l’ambassade de la Chine populaire et à celle de la Russie fédérale.  
Lors de la rencontre avec le chargé d’affaires de Chine, le Premier secrétaire du parti a mis en exergue le poids et la valeur de ce pays au sein de la communauté internationale,  ses relations privilégiées avec le Maroc et celles historiques et permanentes qui existent entre l’USFP et le Parti communiste chinois.
L’objectif de cette visite est de faire part au diplomate chinois des inquiétudes du peuple marocain quant à la proposition américaine qui porte atteinte à notre cause nationale. M.Lachgar a exprimé le souhait de transmettre l’inquiétude de tout le peuple marocain au gouvernement chinois qui joue un rôle primordial aux Nations unies.
Pour sa part, le chargé d’affaires à l’ambassade de Chine à Rabat s’est montré compréhensif, ajoutant que Pékin a une position constante et soutient le projet d’autonomie. De même qu’elle est disposée à travailler avec le Royaume au sein du Conseil de sécurité.
Pour ce qui est de la rencontre avec l’ambassadeur de la Russie fédérale, le Premier secrétaire a saisi cette occasion pour lui transmettre les craintes des Marocains quant à la proposition américaine, allant dans le sens de vouloir dénaturer la mission de la MINURSO.
Le diplomate russe n’a pas manqué de souligner que la situation actuelle au Sahel nécessite, plus que jamais, une solution pacifique au problème du Sahara, tout en rappelant qu’une délégation officielle marocaine s’était rendue récemment à Moscou pour s’entretenir de ce dossier avec les responsables russes.
L’ambassadeur de Russie a tenu  à faire savoir également que l’on ne peut en aucun cas ignorer le dossier des droits de l’Homme, mais la Russie n’accepte aucune tentative de politiser le principe des droits de l’Homme. Le Conseil de sécurité est appelé à prendre en considération les grandes avancées réalisées par le Maroc dans ce domaine, reconnues de par le monde. Il a précisé que toute décision d’élargir la mission de la MINURSO doit être régie par l’article 6 de la Charte des Nations unies qui stipule l’accord de la partie marocaine.

 

La Commission administrative de l’USFP met en garde contre les dangers de la politique sociale du gouvernement

Le Bureau politique de l’USFP a tenu, lundi dernier, sa réunion hebdomadaire consacrée à l’examen de plusieurs points d’ordre politique et organisationnel, notamment l’évaluation des travaux de la deuxième session de la Commission administrative nationale et les préparatifs pour la célébration du 1er mai.
A ce sujet, les membres du BP ont pris acte du rapport du Premier secrétaire, Driss Lachgar, faisant état des invitations reçues par le parti de la part de centrales syndicales en vue de participer aux  manifestations et marches prévues. Et ce, dans le cadre d’une dynamique d’attachement aux problèmes de la classe ouvrière et de soutien aux revendications sociales des citoyens, allant dans le sens de consolider la coordination et l’unité militante dans l’action syndicale.
Le Premier secrétaire a salué les résultats des travaux de la Commission administrative nationale, ainsi que les orientations mobilisatrices et militantes exprimées par les membres de l’instance décisionnelle du parti. Ces derniers ont fait montre de leur attachement à la démocratie et à l’union, en exprimant leur ferme volonté pour l’application des décisions et des recommandations du 9ème Congrès afin de consolider la force du parti au sein de la société et ce, à tous les niveaux sectoriel, national, régional et provincial. Par ailleurs, le Premier secrétaire a présenté une synthèse sur les derniers développements au sujet de l’intégrité territoriale et les activités du parti, soit en ce qui concerne les contacts établis avec les partis socialistes amis, les ambassadeurs des pays permanents au Conseil de sécurité ou encore les pays arabes frères pour défendre la souveraineté marocaine sur les provinces sahariennes.
Après examen de ces questions organisationnelles et politiques, les membres du Bureau politique ont décidé de convoquer l’ensemble des Ittihadi(e)s et les sympathisants de l’USFP à participer massivement aux festivités du 1er mai, en harmonie avec la décision prise par la Commission administrative nationale, exprimée dans le communiqué final, appelant à soutenir les revendications de la classe ouvrière à tous les niveaux et à rejeter la politique sociale et économique du gouvernement.  
 Concernant les résultats des travaux de la Commission administrative, le Bureau politique a enregistré avec fierté l’esprit  de responsabilité  ayant  marqué la contribution des membres de cette instance du parti qui s’est manifesté au cours de leurs différentes  interventions  dans lesquelles ils ont exprimé leur disposition à mener la lutte effective au sein de la société et insisté sur l’unité du parti et leur  rejet de toutes les pratiques  qui pourraient porter atteinte à son image et à l’unité de ses rangs.
Le Bureau politique a décidé d’une part, de mettre en œuvre les recommandations de la Commission administrative notamment celles concernant les dispositions du règlement intérieur, les commissions fonctionnelles, et d’autre part de veiller sur l’application des engagements des militants et de leur respect des mécanismes démocratiques soulignés dans le communiqué final de la Commission administrative qui garantissent la gestion des propositions présentées par ses membres et leur participation à enrichir les débats, le droit à la différence conformément au rapport organique  et au règlement intérieur votés à l’unanimité lors de cette deuxième session.
Le Bureau politique a considéré  que l’approbation du rapport politique présenté par le Premier secrétaire du parti, Driss Lachgar, les différentes interventions des membres de la Commission administrative, le communiqué final et le vote à l’unanimité du règlement intérieur constituent des engagements communs et une feuille de route pour l’organisation de l’action militante au sein des structures du parti  et pour la mise en œuvre des décisions et des recommandations du IXème Congrès du parti, et ce pour davantage de rayonnement et d’attachement aux différentes catégories des forces populaires dont les jeunes, les femmes, les ouvriers, les intellectuels et l’ensemble des forces vives de la société.
Le Bureau politique a évoqué  le 34ème anniversaire de la disparition de Mohamed Grina qui coïncide avec le 24 avril de chaque année et a considéré cette date comme un symbole des sacrifices des jeunes Ittihadis et un exemple de militantisme pour le printemps démocratique et moderniste.

“Sœurs et frères ittihadis,

Nous nous retrouvons aujourd’hui à l’occasion de la deuxième session de la Commission administrative quatre mois après la tenue du IXème Congrès de notre parti et après votre élection pendant la tenue de la première session du Bureau politique.

Cette réunion constitue une étape essentielle pour évaluer le bilan du IXème Congrès et ses résultats politiques et organisationnels qui doivent encadrer et orienter notre action à nous tous. Les rapports du Congrès qui est l’organe décisionnel et orienteur suprême constituent un pacte entre les instances et les institutions du parti et ses militantes et militants d’une part et la société et l’opinion publique d’autre part.

Dans ce contexte et sans aller jusqu’à reprendre dans les détails les décisions et orientations recommandées par notre IXème Congrès, il conviendrait toutefois d‘en rappeler les grandes lignes.

Le parti a confirmé son attachement à son identité socialiste démocratique en tant que cadre dynamique ouvert aux données et nouveautés liées aux changements concernant notre époque et notre société.

Il a également livré une évaluation de la nature de l’actuelle conjoncture politique avec ce qu’elle comporte comme défis et challenges importants et ce qu’elle impose à notre parti en tant que parti socialiste, démocratique, de gauche et d’opposition, comme mission et initiatives, que ce soit au niveau de l’opérationnalisation et l’application de la Constitution selon une interprétation démocratique et une approche moderniste, ou à celui de la préservation des acquis réalisés dans le domaine des libertés individuelles et collectives qui se trouvent menacées sous l’actuelle gouvernement.

Par ses rapports idéologiques et politiques et des résultats obtenus dans le domaine de l’organisation et de la restructuration, le IXème Congrès a ouvert au parti de nouvelles et importantes perspectives afin qu’il retrouve ses positions dans la société et qu’il parvienne  à l’édification du parti institution.Notre réunion, aujourd’hui, à l’occasion de la tenue de  la deuxième session de la Commission administrative, constitue un grand moment se situant dans le cadre de cette perspective élaborée par le Congrès  eu égard à la nature de l’ordre du jour qui vous est proposé.

Sœurs et frères ittihadis,

Depuis que vous avez procédé à l’élection de ses membres, le Bureau politique s’est penché sur l’opérationnalisation aux plans politique et organisationnel des décisions du neuvième Congrès.

 Premièrement

Au niveau organisationnel

C’est une session constitutive du point de vue organisationnel. Vous serez donc appelés à prendre des décisions d’ordre structurel et procédural qui doivent permettre au parti de passer d’une action le concernant en tant que tel à une action impliquée dans la société et au cœur des institutions représentatives, et ce par le lancement de grandes initiatives, du militantisme politique, social et intellectuel. Cela ne peut être réalisé sans la concrétisation des décisions du Congrès qui ont fait suite au diagnostic de la situation organisationnelle. Tout un processus qui a commencé par une décortication de la situation organisationnelle et  par le rapport  élaboré pour l’évaluation des échéances de 2007, la préparation du VIIIème Congrès, le colloque national sur l’organisation… Au cours de toutes ces étapes, nous avons procédé à une dissection dure par moments. Cela a été particulièrement le cas dans le rapport de l’ancien Premier secrétaire le frère Abdelouahed Radi lors de la session du Conseil national le 5 mai 2012 où il déclaré que «l’Ittihad passe par une situation de suicide collective». Cette dissection a conduit à la redéfinition de des principes constitutifs de l’organisation du parti à travers le rapport organisationnel.

Les principes constitutifs

-Séparation des pouvoirs et équilibre entre les pouvoirs : un parti institution soumis à des règles et des procédures claires , des organes exécutifs homogènes responsables et légitimes, des organes décisionnels auxquels incombent de prendre des décisions et demander des comptes à l’organe exécutif, un organe national d’éthique et d’arbitrage chargé de trancher dans les contentieux d’ordre organisationnel et des recours en rapport avec les échéances internes et de veiller sur le respect des règles déontologiques du parti de la part de tous ses membres et des élus en son nom siégeant dans les institutions élues ou investis de responsabilités publiques, un organe national chargé de contrôler la gestion financière du parti, son administration et ses biens.

La décentralisation : réduire l’aspect central de la décision partisane, à travers une structure proche, au niveau institutionnel, du système parlementaire et au plan organisationnel de la régionalisation élargie voulue par notre pays, et ce en accordant aux organes régionaux  de larges attributions dans la gestion politique et organisationnelle du parti au niveau de la région.

L’institutionnalisation et la codification, et ce par l’adoption de mécanismes et procédures clairs qui doivent régir le pouvoir partisan et les relations entre les différents organes, les droits et les obligations des membres du parti et de ses sympathisants, entre autres questions qui pourraient donner lieu à des différends et auxquels le parti doit faire face lors d’étapes organisationnelles ou électorales.
La légitimité démocratique : cette légitimité qui résulte de la volonté de la base du parti est la seule susceptible de trancher  dans la prise de décision et dans l’élection aux postes de responsabilité. Cette démocratie ne doit pas être seulement un slogan, mais  une méthodologie, un comportement et un engagement.  
Méthodologie : toutes les échéances partisanes doivent se faire au bulletin secret ou à main levée en cas de nécessité. Ce droit de vote doit être exercé par la base du parti ou ses organes élus conformément aux listes d’adhésion  qui ne peuvent tolérer ni différend ni suspicion, en accordant les garanties nécessaires pour protéger les opérations  du scrutin et du dépouillement  de tout ce qui pourrait leur porter atteinte et en ayant recours aux  moyens modernes et aux nouvelles techniques dans ce domaine.

Comportement : Les adhérents doivent être empreints des valeurs de la tolérance, du respect de l’avis contraire, ne pas porter atteinte à la dignité de l’autre et à sa vie privée et s’en tenir aux devoirs de sérénité et de l’élégance  dans le débat.

Engagement : Se soumettre individuellement et collectivement à la décision légitime du parti et recourir aux procédures d’appel devant les instances compétentes à chaque conflit ou opposition au lieu de recourir aux manières inciviques de diffamation, de rébellion et de zizanie.    

La clarté des responsabilités et des fonctions: Définir  de manière détaillée les missions et les fonctions des différents organes du parti.

Lier la responsabilité à la reddition des comptes, à l’efficacité et à la rénovation : lier la candidature aux postes de responsabilité partisane ou électorale à un programme qui constitue la base d’un contrat permettant la reddition de comptes sur des bases préétablies et à l’efficacité inhérente à la réalisation de résultats tangibles, et puis le renouvellement  périodique des organes du parti et la limitation du nombre des mandats pour les différents postes de responsabilité à même de permettre le renouvellement des élites partisanes.

La gestion démocratique du quota dans la perspective de parvenir à la parité : augmentation  à hauteur du tiers de la représentativité des femmes dans les différents organes du parti. L’USFP est pionnier dans ce domaine. Limiter ce quota à deux mandats dans le même organe et à trois mandats dans les différents organes pour interdire la monopolisation de ce droit d’une part, et encourager les compétences féminines à accéder aux postes de responsabilité.   

La moralisation : L’organisation partisane n’est pas un outil inerte, ni des institutions sans vie,  ni non plus de simples règles, listes et mesures, mais  principalement une organisation fondée  sur l’action de ses militants qui agissent selon  des idées, des principes et des valeurs et qui présentent au sein de leur environnement familial, professionnel et social la preuve de leur imprégnation par l’esprit de la responsabilité et de la droiture. Et même avant que l’USFP ne clarifie en 1975 son identité idéologique et ses choix, ce qui lui conférait crédibilité et rayonnement, c’était cette noblesse dans les attitudes et les comportements qui distinguaient ses dirigeants et militants qui jouissaient, à juste titre, d’une large estime populaire.

Elle revêt davantage d’importance après la moralisation, considérant que l’action dans les institutions élues place les militants en contact direct avec les citoyens. Ce qui fait que le jugement des gens sur les comportements est une partie de leur interactivité quotidienne avec l’évènement politique et un premier critère d’évaluation des organisations politiques. A cet effet, le parti est appelé à mettre en place un code de conduite pour ses militants dans différents fronts, basé au départ sur trois engagements essentiels :

  • + Déclaration du patrimoine avant et après avoir assumé toute responsabilité communale, législative ou gouvernementale au sein d’une institution publique.
  • +Présentation du bilan d’action devant les citoyens de façon régulière et périodique, en ce qui concerne l’activité du militant du parti dans les différents postes de responsabilité.
  • +Veiller en toute circonstance à ce que les citoyens constituent l’un des engagements primordiaux du militant devant le parti.

 

  • -La formation : Faire de la formation des militantes et militants une affaire essentielle pour nous dans l’avenir en vue de qualifier les cadres appelés à assumer des responsabilités au sein du parti ou au sein des institutions. (Une école de formation des cadres, un institut des recherches et des études, une université d’été à l’instar des partis socialistes et démocratiques).
  • -La solidarité : Comme étant une valeur primordiale dans notre projet socialiste, démocratique et moderniste. La création d’une institution nationale de solidarité.

Sœurs et frères ittihadis,

En application de ces décisions organisationnelles, nous considérons que la structuration des secteurs constitue le prélude essentiel et efficient à l’opérationnalisation de l’outil partisan, ainsi que sa rénovation et sa restructuration. A cet effet, le Bureau politique a procédé à l’opération de la structuration des secteurs des femmes et de la jeunesse. La dynamique de la préparation du Congrès de la Chabiba a été entamée, sachant que son Conseil national s’est réuni le 13 de ce mois. Et les préparatifs sont en cours dans la perspective de la tenue du Congrès de la Chabiba en juin prochain.

En parallèle, le Bureau politique a tenu une réunion nationale avec les secrétaires des régions et des provinces afin de donner le coup d’envoi de l’opération de la mise à niveau du parti à l’horizon des prochaines échéances électorales et de la concrétisation de l’approche de proximité dans l’action organisationnelle aux niveaux régional et provincial. De même que des conseils provinciaux ont été tenus sous l’égide des membres du Bureau politique en plus de deux réunions élargies qui ont eu lieu à Casablanca et Rabat  marquées par la présence des membres de la Commission administrative et des secrétaires des sections et secteurs. Ce que nous considérons comme une étape qualitative dans le sens de l’instauration des bases d’une communication efficiente entre la direction du parti et ses organes régionaux et provinciaux.

Ce que nous avons entrepris et ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui est de répondre aux attentes réelles de la base du parti et des sympathisants de l’Ittihad, ainsi que de mettre un terme à l’autoflagellation et dédaigner les profondes dissensions  auxquelles nous allons faire face en les laissant à tous ceux qui trouvent en cela un champ d’expression des egos et des agendas étrangers aux intérêts, à la réputation et à l’efficacité du parti. Le temps des compassions est révolu. Notre réunion d’aujourd’hui augure d’une ère nouvelle dans le parcours de l’USFP. Une ère qui prend en compte les problématiques réelles engendrées par une situation difficile que vit notre pays.  Le Congrès national nous a imposé une grande mission, à commencer par le dégel qui a paralysé  la capacité du parti à l’action et à l’initiative.

Deuxièmement : politique

Notre session se déroule dans une conjoncture urgente compte tenu de la situation dangereuse que traverse notre pays sous un gouvernement d’improvisation et d’aventurisme qui se caractérise :

Premièrement : par la lenteur dans l’action gouvernementale quant à l’application des dispositions de la Constitution 2011, tout en optant pour une approche conservatrice, une manière unilatérale qui écarte l’opposition de cet important chantier constitutionnel et législatif. Dans un communiqué du Bureau politique daté du 4 mars 2013, il a été rapporté que le plan législatif mis sur pied par le gouvernement et élaboré d’une manière unilatérale est une tentative de confisquer le droit du Parlement à légiférer...

Deuxièmement : Pour affronter les répercussions de la crise économique et ses conséquences sociales, le Bureau politique a relevé  la confusion qui a caractérisé l’action gouvernementale en matière des réformes économiques et sociales qualifiées d’urgentes. La décision unilatérale de l’Exécutif d’opérer des coupes budgétaires traduit clairement le comportement du gouvernement à marginaliser l’institution législative  qui a vu son droit d’amendement du budget confisqué.

- Le recours du gouvernement à des coupes dans le budget d’investissement reflète l’absence d’un projet gouvernemental de réforme et d’une vision économique, sociale et politique qui réponde aux problèmes et aux défis, ainsi qu’aux attentes populaires insistantes, ce qui augure du danger de l’aggravation de la crise économique et ses répercussions sur le pouvoir d’achat et les acquis sociaux des citoyens.

- Les tergiversations au niveau de la réforme de la Caisse de compensation et des Caisses de retraite et la limitation de la lutte contre la prévarication dans des déclarations et des slogans à usage médiatique, sans l’accompagner de mesures efficientes et audacieuses, liant la responsabilité à la reddition des comptes. Contrer les mouvements de protestations populaires par la violence et la restriction au droit  de grève à travers les prélèvements sur les salaires des grévistes sans aucun fondement juridique.

La confusion révélée par les dernières décisions du gouvernement au sujet de la suppression de 15 milliards du budget d’investissement est la même que celle qui imprègne les positions du gouvernement évoquant le traitement de la question de la Caisse de compensation pour limiter le déficit budgétaire.

Le gouvernement a orienté sa majorité, ayant soutenu le projet du budget en temps opportun, vers une approche erronée au moment de l’élaboration du budget, des pronostics concernant le taux de croissance, le déficit des équilibres et le niveau de la dette intérieure et extérieure. L’Exécutif a occulté à l’opinion publique l’état lamentable des équilibres macroéconomiques et financiers…jusqu’à ce que le Fonds monétaire international ait mis son veto à la politique du gouvernement, lui imposant une série de mesures. Le gel des investissements publics ne constitue à ce propos que la  partie visible de tout un programme.

En l’état actuel des choses, il s’agit de guérir une maladie chronique et non de chercher à se focaliser sur les calmants. Il est question donc de procéder à un diagnostic global du modèle de développement économique  en s’appliquant à l’orienter vers un nouvel horizon qui prendrait en considération non seulement les contraintes locales, mais tiendra plus particulièrement compte de l’économie mondiale au sein de laquelle nous nous positionnons et qui connaît une mutation qui ne sera pas parachevée avant longtemps. Le système de crédit, les politiques monétaires, les modèles de subvention des services publics, la gestion de la rareté dans le domaine de l’énergie, de l’alimentation, de l’eau entre autres secteurs confirmant que notre pays est exposé à plus de pressions que celles qu’il avait eu à supporter durant les années 80. Tout cela justifie pleinement que l’on dise au gouvernement que si aujourd’hui vous rejetez le dialogue au sein des institutions, que feriez-vous du pays quand les tensions entre les différentes positions se passeront ailleurs? Quand l’emballement et l’improvisation prouveront toute leur inutilité, tout comme les compassions feintes, les dénaturations et les menaces…Le jour de la vérité ne saurait tarder. La réalité étant tenace, rendre des comptes constituerait une bien dure épreuve.

Tout cela représente les caractéristiques les plus en vue du rendement du gouvernement, ce qui nous impose en tant qu’opposition le renforcement de notre front sur le plan des institutions et sur celui du terrain en vue de défendre les réformes politiques, économiques et sociales qui constituent les attentes du peuple marocain toutes catégories confondues.

Partant de là, nous considérons au sein du Bureau politique que la position du parti en tant que parti d’opposition exige de nous une action allant dans le sens de l’édification d’un front syndical et social composant une force authentique dans le militantisme populaire. Et c’est dans ce sens que nous avons eu des rencontres avec différents partenaires sociaux. Nous avons ainsi eu des réunions couronnées  de succès avec les syndicats ouvriers les plus en vue (l’UMT, la FDT, l’UGTM) ainsi qu’avec plusieurs associations de la société civile, des droits de l’Homme et culturelles. Nous avons également accordé un intérêt particulier aux travaux du Congrès du Syndicat national de l’enseignement supérieur, du Syndicat national de l’enseignement, et des secteurs des phosphates et de la santé où nos militantes et militants ont eu un rôle primordial à assumer.

La situation actuelle exige de réagir. Il ne s’agit pas seulement de combattre le phénomène de la marginalisation croissante du rôle de l’opposition de la part du gouvernement. Nous réaffirmons notamment notre position à l’intention de ceux qui imaginent pouvoir monopoliser la décision à travers l’exclusion des dispositions de la Constitution et la tentative de concocter des formes caricaturales appelées dialogues autour des différents sujets. Nous refusons d’adhérer à ce genre de gesticulations, pour la simple raison que cela entend davantage exclure l’opposition qui est la première concernée par ces dialogues. Notre position est fondée sur une approche que nous avons longtemps défendue lors de nos propositions pour la nouvelle Constitution, à savoir que la démocratie ne se mesure pas à l’aune d’une seule et unique dimension faisant de la majorité dépositaire du droit de gérer la chose publique, mais aussi du rôle joué par l’opposition. L’état des lieux actuel nous met face à une situation de déséquilibre flagrant. Ce qui constitue une nette régression quant aux aspirations des Marocains et aux projets établis de concert auparavant.

La résistance face à cette régression reste la plateforme autour de laquelle nous fondons nos orientations politiques et nos initiatives de concertation et de coordination. Cela signifie qu’autant notre base de départ est l’unification des tendances de la gauche et de la modernité, autant que notre allié majeur dans ce combat reste  le mouvement de masse. En tant qu’USFP, nous prenons en considération la dynamique qui a généré cette aspiration des jeunes à l’édification d’un nouveau Maroc, de par les institutions,  la répartition des pouvoirs et la gestion de la chose publique. Nous ne sommes ni serons otages, ni cloisonnés dans une nostalgie des gloires du passé. Nous n’avons pas le droit d’occulter les aspirations des masses à la réforme et au progrès. Nous n’avons pas besoin de rappeler notre statut en tant que parti bien enraciné dans les tréfonds du mouvement national, alors que nos branches comptent les composantes de la gauche et de la modernité, ainsi que les forces des jeunes, à même de mûrir le parcours de transition et de transformation démocratiques.

Dans la pratique, nous traduisons cette approche et cette vision à travers un référentiel idéologique clair que nous avons souligné lors notre 9ème Congrès et dont les éléments sont compilés dans la plateforme soumise aux membres de l’USFP.

Soeurs et frères ittihadis
Concernant notre cause nationale du Sahara marocain, le BP poursuit son action pour la mise en application de la recommandation de la déclaration du Congrès, et ce à travers l’organisation d’un colloque international autour de cette question. L’objectif étant d’actualiser notre position nationale à la lumière des manœuvres et menaces qui visent à faire avorter le processus  de négociation pour une solution politique négociée sur la base de la proposition marocaine de l’autonomie. Alors que nous vivons en ce moment, un climat de tension généré par la position américaine visant à changer la nature de la mission de la Minurso, pour englober celle de contrôle des droits humains dans la région, nous réitérons notre position explicitée dans le communiqué du BP rendu public à l’issue de sa réunion du 15 avril courant, faisant état de notre refus catégorique de l’initiative américaine et notre dénonciation de cet alignement en faveur de l’une des parties du conflit.
Cette initiative dévie ainsi de l’esprit de concertation et  de compromis qui a marqué le processus visant à aboutir à une solution politique équitable, fondée sur le respect de la souveraineté et l’unité territoriale des pays de la région.

Le BP a appelé toutes les forces politiques, syndicales, des droits humains et de la société civile à se mobiliser, afin de contrer ces manœuvres visant à avorter les efforts de paix dans la région. Dans cette optique, les deux groupes parlementaires du parti appelleront aussi à une réunion des deux commissions des relations extérieures au sein des deux Chambres, afin d’examiner ces derniers développements. Concomitamment, les travailleurs marocains, en pleins préparatifs pour célébrer la fête de travail, expriment nettement leur rejet de porter atteinte à l‘intégrité territoriale du Royaume. Le BP a également dépêché plusieurs délégations auprès de partis frères des pays qui siègent au sein du Conseil de sécurité, dans l’objectif d’expliciter davantage la position marocaine quant à l’initiative américaine.

Les derniers développements nous interpellent toutes et tous à bien se pencher sur le cours que prendrait, aux niveaux interne et externe, notre question nationale. Cela fait 38 ans que notre pays a récupéré ses provinces du Sud, ce qui nécessite d’entreprendre une véritable évaluation des réalisations, des méthodes et moyens adoptés et des résultats obtenus. Dans ce contexte, le rapport soumis par le Conseil économique et social mérite notre attention, dans la mesure où il a levé le voile, de manière objective et audacieuse, sur les points forts et faibles de la politique suivie. La question qui se pose et s’impose reste le moment du passage à l’acte par l’Etat. Au sein de l’USFP, nous soulignons la nécessité de la consolidation du front interne par des mesures et des initiatives qui rétablissent les éléments de confiance dans les provinces sahariennes, afin de permettre à toutes les forces d’adhérer à un projet renouvelé à même de baliser le terrain à la mise en application de l’autonomie. Un tel projet appelle à davantage de volonté, de détermination, et de rigueur dans la gestion des aspirations des générations montantes de citoyennes et citoyens sahraouis.

Soeurs et frères ittihadis

Riche et variée est l’expérience de notre parti en matière de conception de types avancés de formes d’expression, d’organisation et de conduite partisane dans notre pays. Ce qui distingue notre expérience reste notre capacité à initier de nouvelles méthodologies incitatives à la modernité. Ce n’est donc pas par hasard que la question d’organisation ait été au cœur des problématiques que nous avions examinées et débattues. Le résultat a été toujours une résistance contre les modèles conservateurs. Bien plus,  nos modèles ont impacté et influencé la sphère partisane marocaine.
Nous vivons aujourd’hui au rythme de grandes mutations politiques et institutionnelles et nous pourrons les accompagner et les influencer en les  renouvelant et réaménageant nos méthodes et outils de travail, et ce en prenant en considération l’apport des sciences d’information et de communication en matière d’expression, de mobilisation, d’action et d’orientation. D’où la nécessité d’intégrer dans chaque siège de notre parti un permanent au fait des moyens de communication moderne.

La révolution numérique nous permet de faire prévaloir l’action rationnelle et la présence permanente dans tous les espaces partisans, aux niveaux horizontal et vertical. Dans ce contexte, nous allons devoir s’appliquer d’urgence sur un plan numérique avec un agenda qui ne dépasse pas les six mois. Nous allons devoir également résoudre le problème des sièges du parti, à partir des régions, puis des provinces et des sections locales. Et enfin, il sera nécessaire de s’outiller d’un référentiel radical régissant l’action et le travail de nos organisations sectorielles, notamment la jeunesse et les femmes.

La renaissance de l’USFP ne pourra jamais voir le jour uniquement par l’intermédiaire d’un projet sociétal, d’une ligne politique et de programmes et d’idées, mais aussi et surtout des femmes et des hommes ainsi que des jeunes de différentes couches sociales, convaincus par ses projets, traduites quotidiennement dans les faits, comme étant une lanterne au service des intérêts des populations cibles. Il est donc impératif de promouvoir la situation organisationnelle du parti à tous les niveaux, afin de venir à bout des dysfonctionnements repérés par les usfpéistes dans le rapport soumis au IXème Congrès. Un tel capital d’idées et de propositions est à même de permettre aujourd’hui de disposer d’outils et de procédures susceptibles de traiter la situation organisationnelle. Sachant qu’à elles seules, les procédures ne s’avèrent guère suffisantes, mais il est indispensable que la nouvelle direction joue son rôle instigateur pour ressouder les rangs du parti, en semant l’esprit de confraternité et de solidarité entre les militantes et militants dans les différentes régions. Ce même esprit qui a  permis à nos maîtres et leaders dans cette école ittihadie de surmonter les obstacles, et de combattre toutes les tentatives de dispersion ayant visé le patrimoine et le militantisme du parti tout au long de son parcours.

Faisons donc de cette année, l’année de la réédification, de la reconsolidation et de la réunification de la famille ittihadie.

Et ce pour garantir l’adhésion de tous les ittihadi(e)s au processus de renouvellement des structures partisanes, une adhésion que nous voulons responsable, consciente, durant l’année 2013, sans exclusion, ni marginalisation des potentialités actives et passives du parti. Je veillerai avec insistance, aux côtés de mes frères et sœurs au sein de la direction nationale régionale, provinciale et locale du parti, à faire de ce moment de renouvellement des structures du parti, une opportunité pour l’intégration des potentialités dont regorge notre société et qui partagent avec nous nos convictions social-démocrates et modernistes. L’objectif étant d’aider notre parti à s’ouvrir sur son environnement, à renouveler ses élites et à le rendre plus attractif, efficient et davantage enraciné dans notre société.

Oeuvrons toutes et tous pour la réunification des potentialités ittihadies avec lesquelles nous partageons une histoire militante commune et que seules les péripéties de la gestion de la ligne politique nous ont divisés par le passé. Je suis profondément convaincu que le souhait de la réunification est collectif pour tous les ittihadi(e)s. Il s’agit d’une nécessité militante, dictée par l’avenir de notre pays et par le souci de préserver les réalisations et les acquis démocratiques que nous avions toutes et tous défendus en consentant de grands sacrifices.    

Que l’année 2013 soit entamée sous le credo «Reprendre l’initiative», avec tout ce que cela implique comme détermination, volonté et confiance.”

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L'Assasinat de Mehdi Ben Barkha

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