20 octobre 2017

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Secteurs

Habib El Malki appelle à un changement du modèle de développement

2014 sera une année économique presque blanche et fort agitée

Sombre tableau que celui dressé par Habib El Malki de la prochaine loi de Finances.  Selon lui, celle-ci sera bouclée dans la précipitation, ce qui aura un impact négatif sur les orientations générales de l’économie du pays.   Les Marocains doivent s’attendre à une année presque blanche et agitée tant que les grandes réformes n’auront pas été entamées. Une situation susceptible de s’aggraver vu la léthargie gouvernementale et la vulnérabilité de l’économie nationale. Ce tableau pourrait s’assombrir davantage, selon El Malki,  au cas où la loi de Finances 2014 ne comporterait pas de nouvelles mesures répondant aux revendications  des centrales syndicales les plus représentatives.  «Jusqu’à aujourd’hui, nous ne savons rien de cette loi de Finances alors que nous sommes à la veille de la rentrée  parlementaire», a indiqué, Habib El Malki, président de la Commission administrative de l’USFP et du Centre marocain de conjoncture (CMC), qui était l’invité d’un  ftour débat organisé avant-hier par la Coordination des ingénieurs USFP de la région de Casablanca sur la situation économique et sociale du pays.
Pour cet éminent économiste et militant au long cours, la situation économique et sociale du pays va mal. Aggravation des disparités sociales, régression du pouvoir d’achat, hausse du taux de chômage, appauvrissement de la classe moyenne et la liste est longue. «La crise a mis à nu la faiblesse de notre économie. On est en face d’une économie non concurrentielle, qui consomme plus qu’elle ne produit et qui demeure incapable de créer des emplois», a-t-il expliqué.
Un état de fait qui a mis le pays sous la tutelle masquée de la Banque mondiale dans l’attente d’une tutelle effective qui risque de survenir prochainement. «La BM ne cesse ces jours-ci de publier des rapports alarmants sur la situation du Maroc. Elle estime que le pays court des risques  si rien n’est entrepris au niveau de la réforme de la Caisse de compensation, le régime fiscal et celui des retraites», a précisé El Malki. Une situation qui n’a rien de nouveau pour l’intervenant, en expliquant que le processus des réformes au Maroc a toujours été dicté de l’étranger. «Les facteurs exogènes ont été toujours des éléments  décisifs», a-t-il affirmé.
Selon lui, le Maroc ne peut pas continuer dans cette voie. Mais que faut-il faire pour sortir de la crise ? El Malki ne prétend pas avoir des réponses toutes faites mais il propose néanmoins des pistes de réflexion. Il estime d’abord, que le Maroc est appelé à changer  son modèle de développement qui a montré ses limites puisqu’il ne dispose pas d’une économie forte et que les recettes de ses exportations sont englouties par les importations.
Ensuite, El Malki pense qu’on devrait remettre au goût du jour la planification non dans son ancienne conception  basée sur le dirigisme de l’Etat, mais dans une nouvelle approche basée sur la coordination entre les secteurs et le dialogue entres les opérateurs économiques et sociaux.  Une planification qui serait à la fois apte à développer la  culture économique et à permettre l’élaboration d’une stratégie globale et intégrée.
La révision du rôle de l’Etat et l’encouragement du secteur privé font également partie des pistes de réflexion proposées par l’intervenant. Selon lui, il n’y aura pas de développement sans le secteur privé  puisque l’Etat ne peut pas tout faire. Mais El Malki a tenu à préciser qu’il s’agit plutôt d’un secteur privé citoyen  affranchi de toute tutelle et qui gère son propre destin.
En conclusion, El Malki a appelé l’Etat à réviser ses orientations et ses choix économiques et sociaux.  Une révision qui doit prendre en compte un contexte mondial marqué par une crise économique appelée à durer. Selon lui, toute lecture qui exclurait cette donne extérieure sera incomplète et inconséquente. Une erreur fatale qu’a commise le gouvernement Benkirane qui s’est contenté de répéter à l’envi que le pays est à l’abri des soubresauts qui secouent l’économie mondiale. Une attitude qui a aggravé davantage l’impact de celle-ci sur notre économie.

Les membres du Bureau politique de l’USFP ont tenu, lundi, leur réunion hebdomadaire. Ils ont pris acte en premier lieu de l’exposé présenté par le Premier secrétaire Driss Lachgar concernant la situation organisationnelle et politique, et dans lequel il a évoqué notamment les réunions tenues avec les secrétaires des provinces et des régions, la journée d’étude sur l’immigration marquée par la participation de 50 délégués ittihadis venus de différents pays à travers le monde, les préparatifs pour l’organisation des Congrès de la Chabiba et des femmes ittihadies, de même que des rencontres avec d’autres potentialités aux niveaux sectoriel, régional et provincial.
Le Premier secrétaire a passé en revue la situation politique de notre pays, caractérisée par l’impasse que connaît le gouvernement actuel et la confusion de son chef dans sa tentative de revoir sa majorité, ce qui se répercute négativement sur la situation économique et sociale et sur le processus législatif et ouvre des horizons incertains.
Le Bureau politique a également examiné la grâce du pédophile espagnol  Daniel Galvan, rappelant les positions qu’il a prises à cet égard à travers les déclarations se rapportant, d’une part,  à la nécessité de traiter cette affaire qui a suscité de la part de l’opinion publique des réactions légitimes et d’autre part à l’importance des différents communiqués émanant du Cabinet Royal. Le Bureau politique a appelé à la nécessité de débattre des responsabilités politiques et juridiques et à revoir la procédure de l’opération de grâce.
Après avoir débattu des différents points à l’ordre du jour, le Bureau politique a enregistré que le discours Royal à l’occasion de la Fête du Trône a rendu justice aux expériences gouvernementales dans lesquelles le parti a participé à la gestion  de la chose publique. Le discours Royal a clairement affirmé que le gouvernement actuel a hérité d’un rendement positif et sain et qu’il est nécessaire de suivre la même voie.
Le Bureau politique dénonce l’absence du gouvernement de la gestion des dossiers essentiels qui préoccupent le peuple marocain et l’entêtement de la partie qui en assure la présidence à se confiner dans une politique cherchant à servir ses seuls desseins partisans, électoraux et idéologiques au moment où il se débat dans des dossiers qui relèvent de sa compétence juridique et constitutionnelle. Le B.P condamne la violation manifeste du texte constitutionnel par le gouvernement en réduisant le rôle législatif du Parlement lorsqu’il a confisqué le droit des Groupes parlementaires à présenter des propositions de lois organiques, chose qui n’est jamais advenue lors des Constitutions précédentes.Dans ce sens, il a souligné que l’article 84 de la Constitution stipule que «tout projet ou proposition de loi est examiné successivement par les deux Chambres du Parlement pour parvenir à l’adoption d’un texte identique. La Chambre des représentants délibère la première et successivement sur les projets de loi et sur les propositions de loi initiées par ses membres (…).
Le Bureau politique a salué la position et la fermeté  du Groupe parlementaire  à propos de cette question, exprimé son attachement au droit des groupes à présenter des projets de loi organiques  et annoncé qu’il va procéder à la constitution d’un front pour défendre  la Constitution.
S’agissant de  la grâce accordée au criminel espagnol, Daniel Galvan, le Bureau politique a relevé l’importance des décisions et des mesures annoncées par les communiqués du Cabinet Royal, soit  pour l’ouverture d’une enquête concernant  les circonstances dans lesquelles cette erreur a été commise ou pour l’annulation de la décision de grâce ou encore pour ce qui est de la manifestation de la volonté de revoir la procédure de la grâce Royale, considérant qu’il s’agit là d’une réponse à la volonté populaire.
A ce propos, le Bureau politique a souligné que l’enquête doit être approfondie en vue de définir toutes les responsabilités, particulièrement la responsabilité politique du gouvernement et celle juridique, puisque c’est le ministre de la Justice et des Libertés qui préside la Commission de grâce et partant, il est le premier responsable de toutes les listes établies dans ce cadre.
Le Bureau politique considère que le ministre de la Justice a fait preuve d’un manquement manifeste à ses prérogatives constitutionnelles et juridiques. Pire, il a traité ce dossier particulièrement sensible selon une approche justificative et politicienne, pour fuir ses responsabilités.
Le Bureau politique a demandé la révision de la procédure de grâce, et la réglementation juridique de cette disposition constitutionnelle en vue de la gérer au mieux, en l’imprégnant de plus de transparence et la mettant au diapason avec les évolutions que connaît notre pays, dans le cadre des dispositions de la Constitution de 2011.
Et après avoir pris acte de l’évolution de la conscience civile, notamment en ce qui concerne les crimes commis contre l’enfance, le Bureau politique a salué ses membres et les membres de la Commission administrative et ses diverses organisations qui ont fortement participé aux manifestations refusant la grâce accordée au criminel espagnol.
Il a condamné, dans ce sens, la répression dont ont été victimes les citoyens, les activistes des droits de l’Homme et les journalistes qui ont pris part à ces manifestations, appelant à l’ouverture d’une enquête officielle pour déterminer les responsabilités et appliquer les peines stipulées par la loi et appuyant la proposition que le Groupe parlementaire du parti a présentée pour interpeller le gouvernement sur ces tristes événements.
En ce qui concerne les échéances organisationnelles, le Bureau politique a discuté des préparatifs en cours pour la tenue du Congrès des femmes ittihadies, les congrès régionaux, les préparatifs du Congrès de la Chabiba Ittihadia, et également l’accompagnement de la tenue des conseils régionaux, provinciaux et de sections. Il a, par ailleurs, décidé d’organiser une journée d’étude en partenariat avec des organisations syndicales sur le projet de loi relatif à la Mutuelle générale des fonctionnaires en vue d’élaborer des propositions qui préservent les acquis réalisés par cette institution.

 

Driss Lachgar L’USFP et son groupe parlementaire déterminés à mener la lutte contre tout mépris de l’Institution parlementaire
Talaa Saoud Atlasi La Commission politique est ouverte à toutes les compétences même hors du parti

La Commission politique de l’USFP a tenu, vendredi après-midi, une réunion à laquelle a pris par le Premier secrétaire, Driss Lachgar, des membres du Bureau politique et les membres de la Commission. Driss Lachgar a salué la réunion de la Commission politique, car dans le passé, ce genre de commission cessait de fonctioner après la tenue des congrès du parti. Le Premier secrétaire a exhorté les membres de la Commission à analyser les événements politiques afin de soumettre des propositions et préparer les dossiers pour le Bureau politique.
Il a rappelé que le discours Royal lors de la commémoration de la Fête du Trône a été décisif, car pour la première fois, il a rendu justice à l’USFP quand il a assumé la responsabilité gouvernementale depuis le gouvernement d’alternance sous la présidence d’Abderrahmane El Youssoufi, et les gouvernements successifs. «Notre gouvernement actuel a trouvé entre ses mains, dans le domaine économique et social, un héritage sain et positif, constitué d'actions constructives et de réalisations tangibles », avait dit le Souverain dans le discours du Trône le 30 juillet dernier.
Driss Lachgar a, par ailleurs, mis en valeur un élément essentiel dans le discours Royal, celui de la construction institutionnelle qui ne peut se faire sans l’opérationnalisation de la nouvelle Constitution.
Le Premier secrétaire de l’USFP a parlé également de la crise gouvernementale qui perdure depuis des mois. Il a mis en garde contre toute tergiversation dans les tractations visant à former une nouvelle coalition, car cela risque de plonger le pays dans une crise politique, et aura, indubitablement, un impact négatif sur le développement économique du pays.
Il a ouvertement critiqué le comportement du chef de l’Exécutif à l’égard de l’institution parlementaire et partant de l’opposition, en défendant et adoptant un règlement interne de la Chambre des représentants qui vise à vider tout travail législatif et de contrôle de son contenu. La vraie démocratie, selon le dirigeant ittihadi, ne peut se fonder sans une opposition forte qui jouit de ses prérogatives pour qu’elle assume son rôle de contrôle de l’action du gouvernement. Mais l’Exécutif actuel s’entête à « mésestimer  l’institution parlementaire», déplore-t-il. Et Driss Lachgar d’ajouter que le parti et son groupe parlementaire mèneront une «lutte» contre ce comportement du gouvernement pour «défendre les acquis de la Constitution de 1996, avant d’opérationnaliser les acquis de la nouvelle Constitution».
De son côté, Talaa Saoud Atlasi, président de la Commission politique, a annoncé que le bureau de la Commission proposera au président de la Commission administrative de s’ouvrir sur les compétences du parti qui ne sont pas des membres de ladite Commission et même sur les compétences hors du parti. L’objectif de cette proposition est de convertir cette Commission en une sorte de «think tank» qui «n’est pas assujettie aux contraintes, car elle n’est pas tenue de prendre des décisions contrairement au Bureau politique. Elle est donc libre de discuter et mettre en question même les décisions prises par les instances dirigeantes du parti».
Talaa Saoud Atlasi a rappelé les circonstances dans lesquelles se sont déroulés les travaux de la Commission politique, surtout au niveau national, notamment un discours Royal porteur de nouveaux messages politiques, une nouvelle Constitution, une opposition au sein de laquelle l’USFP joue un rôle prépondérant, et une conjoncture économique marquée par la crise.
De son côté, Abdeljalil Tolaymat, membre du Bureau politique, a appelé les membres de la Commission à définir un programme de travail détaillé.
Il a également rappelé les négociations de l’USFP avec les partis de la famille ittihadie qui ont abouti à l’intégration de deux partis, à savoir le Parti travailliste et le Parti socialiste, et celles menées avec d’autres partis de gauche en vue de construire un grand parti de gauche, précisant que l’USFP est ouvert à toutes les formes de coopération et de coordination.

 

L’unité de la famille ittihadie est un prélude à l’unité de la gauche

Le Premier secrétaire de l’USFP qui a encadré jeudi le meeting organisé à M’diq  sous le thème « Ensemble pour la réussite de l’intégration dans la perspective de l’unité de la gauche » s’est dit surpris, chaque fois qu’il visite la région, par les changements que connaît M’diq.  Il n’a pas manqué d’exprimer sa fierté de cette ville qui, dans les années 60 et 70 et même jusqu’aux années 90, était une sorte d’agglomérats  anarchiques laissés par les Espagnols.  
Pour Driss Lachgar,  depuis 1989 et du temps du  gouvernement d’alternance, jusqu’à aujourd’hui,  l’USFP a tenu   à organiser ce rassemblement  qui s’inscrit dans le cadre de contextes intérieurs  marqués cette année par la célébration, par le peuple marocain,  du 14ème anniversaire de l’intronisation du Roi Mohammed VI.
Selon le Premier secrétaire, de nombreuses réconciliations ont marqué le règne du Souverain dont celle avec la région du Nord du Maroc qui a énormément souffert à l’époque coloniale et même après l’indépendance.  A travers cette réconciliation spaciale  et avec l’homme qui a eu lieu  dans cette région, le Souverain a concrétisé la continuité des pactes qui unissent l’institution Royale et le peuple marocain.
Les  premiers pactes, a-t-il tenu à rappeler, ont été scellés entre le Mouvement national et le Roi Mohammed V et avec  Feu Hassan II pour le parachèvement de l’intégrité territoriale, alors que le dernier liant le Souverain avec le peuple marocain est marqué par la réconciliation.  Et de s’interroger sur le bilan réalisé de toutes les villes du Nord  et de M’diq en particulier, et ce à tous  les niveaux (électrification  de la campagne, eau potable, infrastructures, enseignement, etc).
Le dernier discours Royal  a apporté la réponse claire  aux  allégations  avancées par le gouvernement Benkirane  et rendu justice  à Abderrahman El Youssoufi, au gouvernement d’alternance et aux Ittihadis  qui ont accepté, en des moments difficiles,  de gérer la chose publique en 1998  pour épargner au Maroc ce que Feu Hassan II a qualifié de crise cardiaque. Le Souverain a dit clairement dans son discours prononcé à l’occasion de la Fête du Trône  que  « le gouvernement actuel a trouvé entre ses mains, dans le domaine économique et social, un héritage sain et positif, constitué d’actions constructives et de réalisations tangibles ».
Malgré cette situation, et l’ancienne Constitution  qui ne facilitait guère la mission,  l’USFP a assumé comme toujours ses responsabilités, et ce  pour l’intérêt du pays et personne n’a évoqué cet héritage. A ce sujet, le gouvernement d’alternance est parvenu  notamment à faire bénéficier les enseignants et les fonctionnaires de la Fonction publique de  la promotion exceptionnelle gelée des décennies durant, a fait savoir le Premier secrétaire.
Tout en indiquant que le Maroc est un modèle dans le Sud de la Méditerranée, en termes de stabilité, de sécurité et de quiétude, Driss Lachgar a confirmé que le dynamisme populaire qu’a connu le Maroc ces deux dernières années, a des origines lointaines qui remontent à l’indépendance du Royaume.
Et de poursuivre que les réconciliations  ont concerné la question de la femme et la Moudawana, et l’Instance équité et réconciliation  qui, dans son rapport, a confirmé que 80% des victimes étaient des militants de l’USFP. Cette justice transitionnelle est l’œuvre de SM le Roi  Mohammed VI qui a eu  l’audace  d’évoquer de manière collective, franche et claire le règne de Feu Hassan II et d’affirmer qu’il y avait bel et bien des violations des droits de l’Homme.
Par ailleurs, Driss Lachgar a évoqué la question  de notre intégrité territoriale, le Printemps arabe, la situation dans le Sahel et les dangers qui guettent les pays de toute la région.
Le Premier secrétaire de l’USFP, Driss Lachgar, a précisé que le peuple se trouve aujourd’hui devant deux projets diamétralement opposés : un projet progressiste et moderniste et un autre conservateur. Il a tenu également à souligner que le combat du parti de la Rose contre le projet conservateur n’est pas un combat contre l’islam, mais contre les mouvements islamistes qui n’ont pas de programmes clairs et se contentent de se cacher derrière des slogans.
Driss Lachgar a, par ailleurs, critiqué la mainmise du gouvernement sur l’institution parlementaire, précisant que la seule voix permise au sein de l’Hémicycle est celle de la majorité gouvernementale. « Même au sein des Parlements des années de plomb, l’opposition disposait de droits qui lui permettaient de dévoiler la corruption et de dénoncer les atteintes aux libertés », a-t-il rappelé.
Le Premier secrétaire a précisé que l’USFP a lutté, préalablement à l’adoption de la Constitution 2011, pour la rationalisation de l’action parlementaire et contre la balkanisation de la vie politique. Dans ce sens, il a été décidé que les groupes parlementaires soient composés de moins de 20 députés, non compris les représentants apparentés, mais ce qui se passe aujourd’hui, au sein de la Chambre des représentants, contredit tous ces acquis puisqu’un amendement du règlement intérieur de la première Chambre allant dans le sens de la réduction du nombre de députés donnant droit à la constitution d’un groupe parlementaire à 15 députés, a été proposé en vue de satisfaire quelques partis et former un gouvernement composé de « groupuscules » au lieu de construire des alliances fortes avec des partis qui ont une base réelle. « Avec une telle mentalité, la démocratie ne peut avancer », a-t-il tranché.
Le gouvernement a dénaturé également la séance mensuelle de politique générale qui s’est transformée en une sorte de monologue entre le gouvernement et sa majorité. Et ce  contrairement à ce qui se passe dans les Parlements des pays démocratiques (Cortès espagnol, Assemblée nationale française, ou Chambre des communes britannique) où l’opposition jouit des mêmes droits que la majorité pour qu’elle puisse assumer sa responsabilité dans le contrôle de l’Exécutif. Même si l’article 10 de la Constitution 2011 a mis en valeur le rôle de l’opposition, les interprétations du gouvernement contredisent sa quintessence et  dépossèdent l’opposition de ses droits en prétextant la proportionnalité, alors que l’USFP a, maintes fois, précisé que la proportionnalité ne s’appliquait qu’à la constitution du bureau de la Chambre des représentants.
Pour contrer toutes ces dérives et défendre les acquis, le Premier secrétaire a appelé à une mobilisation de tous les démocrates, les modernistes et les hommes de gauche.
Il a, par ailleurs, expliqué que le choix du retour de l’USFP à l’opposition a été mûrement réfléchi et n’était pas « une surenchère » comme le prétendent quelques-uns. L’un des alliés de l’USFP, précise le dirigeant ittihadi, avait pris une position différente et avait intégré, de bonne foi, la coalition gouvernementale présidée par le PJD. Mais au bout d’une année et demie, il s’est rendu compte qu’il s’était trompé et a décidé de se retirer et de retourner parmi l’opposition. Cependant, le parti majoritaire préfère toujours parler « de démons et de crocodiles. Si tu acceptes, tu cours après des portefeuilles ministériels et si tu renonces, tu es, donc, un démon ou un crocodile. L’on ne sait pas exactement ce qu’ils veulent », a martelé le Premier secrétaire de l’USFP.
Il a, en outre, réitéré que l’USFP n’a pas intérêt, voire n’a pas la volonté de faire tomber le gouvernement actuel, car « nous voulons que vous assumiez entièrement votre responsabilité ». Selon lui, l’USFP a intérêt à ce que le gouvernement termine son mandat pour que le peuple puisse le juger et valoriser ce qu’a réalisé le gouvernement d’Abderrahman El Youssoufi et ce que le gouvernement Benkirane a fait, tout en sachant que le gouvernement d’alternance ne disposait pas des mêmes prérogatives que l’Exécutif actuel.
D’un autre côté, il a déploré le comportement  du gouvernement qui « veut parler à la fois au nom de l’opposition et de la majorité ». Et d’ajouter : « Quand le grand militant Abderrahman El Youssoufi était Premier ministre sans grandes prérogatives, je me rappelle que  feu Abdelaziz Mesfioui qui était membre du groupe constitutionnel, avait qualifié El Youssoufi de comploteur, et d’agent de l’Algérie. Notre frère Abderraham l’avait écouté sans répondre à ses injures, mais aux questions qu’il avait posées. Quant aux ministres actuels, ils n’ont pas cet esprit démocratique que tout responsable devrait avoir. Cela fait vraiment peur », a affirmé Driss Lachgar.
« Nous, nous n’adopterons pas leur style », a-t-il annoncé en rappelant que « lorsqu’ils veulent intimider une partie ou une personne, ils annoncent qu’ils sont au courant de ses dossiers. Celui contre lequel vous aviez affirmé disposer de dossiers de corruption, votre coalition ne peut se faire qu’avec lui. Comment le peuple marocain peut-il vous faire confiance alors qu’il voit le chef du gouvernement revenir sur ses déclarations ? Et Dieu merci, grâce à la révolution numérique quiconque peut les consulter à satiété », a déclaré Driss Lachgar.
Il a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de réhabiliter la gauche marocaine qui a été particulièrement marquée par les dissensions et les scissions. L’unification des forces de gauche est pour nous une priorité et le processus d’unifier la famille ittihadie n’est qu’un prélude, a-t-il poursuivi. Le Premier secrétaire a ajouté que les modernistes et les progressistes n’ont qu’un seul choix, celui de l’unité et la constitution d’un front démocratique. Il a rappelé, dans ce sens, la décision de l’USFP, après le 9ème Congrès du parti, de s’ouvrir sur les syndicats, les partis politiques, les organisations des droits de l’Homme et de la société civile, tout en exhortant les organisations féminines à l’unité pour défendre les droits de la femme, la parité et l’égalité des chances tels qu’ils sont stipulés par la nouvelle Constitution. Il a également exhorté les jeunes à défendre le droit à la diversité culturelle et linguistique, et leurs droits de vivre pleinement leur époque, et le mouvement des droits de l’Homme à militer pour  son droit au  rassemblement et à la liberté.

Driss Lachgar : «Il y a toujours eu des relations fusionnelles entre les Marocains du monde et le Parti des forces populaires»

«Nul besoin de rappeler que durant les années de plomb, les émigrés ont fortement soutenu les militants qui périssaient au fond des geôles. Leurs contributions financières étaient très conséquentes». Une phrase prononcée par le Premier secrétaire de l’USFP lors de la séance d’ouverture de la journée d’étude organisée, samedi dernier, à Rabat et modérée par Abdelmaksoud Rachdi, membre du Bureau politique et président du Réseau  euro-méditerranéen.
Tenue sous le thème : «USFP migrations : questions, enjeux et perspectives», cette journée a mis en relief les relations fusionnelles qui ont toujours existé entre les Marocains du monde et le Parti des forces populaires.
Concernant le sujet initial de la rencontre, le Premier secrétaire a tenu à rappeler que les liens entre la population d’émigrés et les militants ont toujours été préservés. «Depuis, a ajouté Driss Lachgar, l’émigration a beaucoup évolué et il s’avère nécessaire de suivre le mouvement. A cet effet, nous sommes tenus de faire  de l’émigration une valeur ajoutée d’autant plus qu’elle jouit d’une double culture, voire d’une double citoyenneté, d’où une facilité d’intégration». A ce propos, a-t-il rappelé, le parti de la Rose a toujours veillé à ce que  les  émigrés jouissent de leurs droits politiques, économiques, culturels…De même qu’il a  milité pour que le droit de vote soit accordé aux étrangers, l’objectif étant évidemment qu’il en soit de même pour nos compatriotes. Pour aller de l’avant et donner une nouvelle impulsion à nos instances, rien de tel que d’adopter  une nouvelle approche de l’émigration  à travers une ouverture sur les nouvelles générations en mettant à profit les performances des jeunes et les nouvelles technologies.
Par ailleurs, le Premier secrétaire a tenu à préciser que cet événement deviendra annuel. Il  aura lieu, soit au Maroc, soit dans l’un des  pays qui comptent une émigration marocaine (France, Espagne, Belgique…). Des congrès régionaux s’y tiendront dont le calendrier sera établi lors de cette rencontre.
Cette journée d’étude qui a vu l’organisation de plusieurs ateliers animés par des intervenants très impliqués dans la problématique de l’émigration, a également été marquée par d’autres importantes interventions.
C’est ainsi que Mohamed Amer, député USFP et ex-ministre chargé de la Communauté marocaine résidant à l’étranger, a fait savoir que les attentes les plus importantes pour les ressortissants marocains résidant à l’étranger ont trait à l’opérationnalisation des mesures constitutionnelles. L’Etat marocain est de ce fait tenu d’assurer la protection des droits de l’ensemble des ressortissants comme la protection des relations humaines et culturelles. Et ce n’est sûrement pas sans rapport avec le thème de l’identité. L’Etat est également tenu de promouvoir leur participation au développement de leur pays d’origine et de garantir leur contribution politique et leur droit de vote dans les pays d’accueil.
Salaheddine El Manouzi, coordinateur de la Commission nationale ittihadie des Marocains du monde, quant à lui, a fait part de l’aspect symbolique de cette rencontre au siège central de l’USFP à Rabat. Précisant que la particularité de l’immigration marocaine est sa diversité géographique, sachant que le pays d’origine reste au cœur de toutes les générations. Ajoutant que cette journée d’étude aspire à ce qu’elle contribue à la mise en œuvre des droits constitutionnels des Marocains du monde et ce, en partant d’une critique et d’une autocritique des étapes précédentes jusqu’à l’élaboration des suggestions dans le champ de l’édification institutionnelle et des mécanismes de la mise à niveau démocratique des conseils participatifs, tout en s’arrêtant sur la marginalisation des compétences démocratiques de la précédente étape.
Mohamed El Khachani, professeur à la Faculté de droit de Rabat-Agdal et secrétaire général de l’Association marocaine des études et de la recherche sur l’immigration,  a rappelé que le Maroc compte 4,5 millions d’immigrés, soit un taux de 13% de la population, selon une enquête.
L’universitaire rappelle entre autres que ce travail de terrain évoque la problématique d’intégration aux pays d’accueil. Précisant à ce propos le taux élevé du chômage, prenant comme exemple l’Espagne où il est de 60% pour les Marocains et de 25% pour les Espagnols, sans omettre le fléau du racisme dont les ressortissants marocains sont victimes, surtout en France, en Espagne et en Belgique.
Driss Lachgar n’a pas laissé passer l’occasion pour faire part de la condamnation de l’USFP de l’extrême violence dont ont fait l’objet les manifestants qui ont protesté en masse contre la libération du pédophile notoire Daniel Galvan dans le cadre de la grâce spéciale qui a concerné en tout 48 prisonniers espagnols. Profondément outré, Driss Lachgar qualifie cette violence d’inacceptable. Il n’a pas manqué d’évoquer cette affaire qui a défrayé la chronique et d’en retracer les grands traits « ….la grâce spéciale, a-t-il expliqué, est soumise à une procédure administrative. Dans le cas d’espèce, une liste de bénéficiaires a été adressée au Maroc par le ministère des Affaires étrangères espagnol. La direction des affaires pénales et des grâces au sein du ministère de la Justice et des Libertés est tenue de mener une enquête sur tous les noms qui y figurent avant de la soumettre au Roi. Est-ce le cas ? Cela a-t-il été fait?». A ce stade et selon  le Premier secrétaire, la responsabilité politique du ministère de la Justice est mise en cause. Il appelle de ce fait à ce qu’une enquête soit diligentée afin d’apporter tous les éclaircissements sur cette affaire et d’en déterminer les tenants et les aboutissants. «Tout devrait être fait dans le cadre de la loi», a-t-il souligné.

Driss Lachgar : L’USFP est en phase de reconstruction sur de nouvelles bases

L’Union socialiste des forces populaires (USFP) a entamé «une phase de reconstruction sur de nouvelles bases en vue de contribuer à la réunification de la gauche marocaine et de l’ensemble des forces démocratiques et modernistes», a affirmé, vendredi soir à Tanger, le Premier secrétaire du parti, Driss Lachgar.
Intervenant lors d’une rencontre de communication initiée par la section locale du parti à Tanger, sous le thème «La situation politique actuelle et le rôle de l’USFP», M. Lachgar a indiqué que son parti oeuvre pour la constitution d’un pôle de gauche élargi et d’un front uni autour d’un projet moderniste progressiste, pouvant offrir une alternative à «la politique d’improvisation et l’incapacité de la majorité gouvernementale».
Il a, dans ce sens, émis des doutes sur la capacité du gouvernement «de poursuivre les chantiers de réformes et de développement lancés depuis l’expérience du gouvernement d’alternance d’Abderrahmane El Youssoufi», appelant le chef du gouvernement à «mettre en œuvre les larges pouvoirs dont il jouit en vertu de la nouvelle Constitution pour traduire dans les faits les slogans de lutte contre la corruption et mettre en place un véritable projet social et économique pour le Maroc».
Par ailleurs, M. Lachgar a souligné la particularité du Maroc, qui a choisi la voie de la réforme dans le cadre de la stabilité au moment où d’autres pays de la région sombrent dans la violence et le chaos, rendant hommage aux sacrifices du peuple marocain «qui a œuvré pour l’édification de l’Etat de droit depuis l’indépendance, bien avant le Printemps arabe».
M. Lachgar s’est aussi félicité de la philosophie du règne de SM le Roi Mohammed VI depuis Son accession au Trône, qui a permis la consolidation de l’édifice démocratique national, notamment à travers la consécration du nouveau concept de l’autorité et la réconciliation entre les différentes composantes de la nation, en plus du lancement de grands chantiers de développement économique et social.
Cette rencontre a connu la participation de Habib El Malki, président de la commission administrative de l’USFP, Ahmed Aârab, secrétaire provincial du parti et Mostafa Qarqri, secrétaire régional, en plus de représentants d’autres partis politiques et de la société civile.

“Nous condamnons avec vigueur l’acte abject qui a coûté la vie au militant Mohamed Brahmi”

Nous avons reçu à l’Union socialiste des forces populaires, avec une profonde consternation la nouvelle du crime abject qui a coûté la vie au militant et martyr Mohamed Brahmi, victime de trahison et de terrorisme, et ce, à un moment où la Tunisie sœur et les forces démocratiques et progressistes ont le plus besoin de ses vertus et qualités, de sa force, sa fermeté et ses grandes valeurs morales. Nous, à l’USFP, produit du mouvement de la résistance et de l’Armée de libération et voix de tous les progressistes et les démocrates et qui durant son long parcours militant a eu à subir l’épreuve des assassinats et la douleur de la trahison qui ont visé ses dirigeants et ses fondateurs, entre autres actes abjects perpétrés par les forces réactionnaires et obscurantistes, présentons nos plus sincères condoléances et faisons part de notre grande compassion suite à l’assassinat du martyr Brahmi et condamnons avec vigueur cet acte lâche qui a coûté la vie à l’une des grandes personnalités qui s’est  consacrée à servir le progrès et  la démocratie. En cette conjoncture cruciale par laquelle passe la Tunisie sœur, nous vous réitérons par là même notre solidarité ainsi qu’à toutes les composantes du peuple tunisien et vous assurons de notre indéfectible et solide relation militante pour faire face à la nouvelle barbarie.
L’USFP porteur des valeurs de la solidarité maghrébine pour le bien des peuples de la région, renouvelle sa totale disponibilité à œuvrer de manière conjointe pour le triomphe des valeurs démocratiques, de justice, de liberté, de dignité et de la souveraineté des peuples sur leurs révolutions qui  leur ont été confisquées à l’insu du cours de l’Histoire.
Chères sœurs et chers frères, en mon nom personnel et au nom de l’ensemble des dirigeants et militants du parti, je renouvelle mes condoléances pour le décès du leader martyr, tout en faisant part de mon souhait de voir la Tunisie sœur surmonter cette épreuve de sang et d’obscurantisme pour constituer tel que le veulent son peuple et ses forces vives, un exemple sur la voie de l’édification de l’Etat démocratique intégré à son époque et à ses valeurs.
Votre frère Driss Lachgar, Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires

Driss Lachgar : Benkirane tergiverse au lieu d’appliquer un engagement pris par le gouvernement Abbas El Fassi

 

L’USFP est déterminé à soutenir les diplômés chômeurs dans leur lutte contre le gouvernement Benkirane qui tergiverse jusqu’à présent au lieu d’appliquer un engagement pris par l’ancien gouvernement présidé par Abbas El Fassi.
Après avoir pris part à un meeting organisé à la Salle Mehdi Ben Barka à Rabat par les quatre coordinations de diplomés chômeurs la fin de la semaine dernière, Driss Lachgar, Premier secrétaire de l’USFP, a reçu au siège du parti à Rabat les membres du bureau de ces quatre coordinations. Il était accompagné de Fatima Belmouden et Badia Radi, membres du Bureau politique.
Lors de cette rencontre, Mohamed Amine Essakali, coordinateur national des quatre coordinations, a mis l’accent sur le soutien de l’USFP à la lutte des diplômés chômeurs, car, selon lui, c’est un parti qui est toujours à l’avant-garde de la lutte pour la démocratie et l’amélioration des conditions de vie des couches sociales les plus défavorisées.
L’allocution de Belhaj, le coordinateur de la première coordination, abondait dans le même sens. «C’est la première fois qu’un président d’un parti politique nous accorde de l’intérêt et défend notre dossier. C’est un soutien moral pour notre lutte», précise Belhaj qui a exprimé sa joie d’être reçu au siège du parti. Et d’ajouter : « Nous sommes fiers de l’USFP qui a toujours été un parti  authentique  des forces populaires».
Il a, par ailleurs, appelé l’USFP, en tant que parti d’opposition, à encadrer les luttes des diplômés chômeurs.
Pour sa part, Driss Lachgar a promis de soutenir les diplômés chômeurs dans leur lutte pour l’emploi.  Il a réitéré le soutien inconditionnel du  parti à leur dossier, car leurs revendications sont  légitimes d’autant que l’ancien gouvernement avait signé un PV le 20 juillet 2011 avec des diplômés chômeurs, et que le gouvernement Benkirane n’avait pas le droit de refuser d’appliquer cet accord. Le soutien de l’USFP, précise Driss Lachgar, aux diplômés chômeurs ne sera pas seulement un soutien moral, mais également sous forme de conseils juridiques.
Par ailleurs, le Premier secrétaire de l’USFP accompagné des membres du Bureau politique, Fatiha Seddas, Fatima Belmouden et Badia Radi, a reçu le bureau de l’Observatoire marocain de lutte contre la normalisation avec Israël, présidé par Ahmed Ouihmane. Lors de cette rencontre à laquelle a également pris part Rachida Benmesoud, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, Ahmed Ouihmane a présenté au Premier secrétaire une proposition de loi relative à la criminalisation de toute forme de normalisation avec l’Etat hébreu.
Ahmed Ouihmane a rappelé dans son allocution le rôle historique de l’USFP dans la défense de la cause palestinienne. Il a également souligné que le premier journal de l’USFP était fondé par feu Ouadiî El Assafi et l’a baptisé Palestine.
De son côté, Driss Lachgar a réitéré devant l’Observatoire marocain de lutte contre la normalisation avec Israël, l’engagement de l’USFP à soutenir et appuyer toutes les initiatives prises par l’Observatoire, car la cause palestinienne a toujours été considérée par le parti comme une cause nationale .

Le Conseil national des femmes ittihadies s’est déroulé samedi 20 juillet sous le thème « Reprendre l’initiative pour la reconstruction des instances féminines ittihadies », en présence de Driss Lachgar, Premier secrétaire du parti et des membres du Bureau politique.
Après un franc débat de différentes questions au niveau national et du parti et l’examen de la conjoncture nationale et régionale qui a donné lieu à de grands changements, et  partant des résultats du IXème Congrès national du parti, les femmes ittihadies enregistrent ce qui suit :
1-Affirment que la question feminine constitue la base de la lutte politique et idéologique et le choix  stratégique pour l’édification d’une société démocratique et moderniste, et ce en partant de notre référence socialiste démocratique et de sa charge culturelle, économique et sociale qui appelle à bannir toute  forme de discrimination à l’égard des femmes et à la concrétisation des principes de l’égalité des chances, de la parité et de l’égalité.  C’est pourquoi il est impératif, plus que jamais, d’élaborer une vision stratégique claire des luttes du mouvement féminin et des droits de l’Homme contre les tentatives visant à porter atteinte aux acquis, s’affranchir des interprétations conservatrices qui partent d’une perception arriérée de la religion et de l’identité culturelle chaque fois que cela relève des affaires féminines et du rôle de la femme au sein de la société.
2- Rappellent les droits acquis par les femmes marocaines dans les domaines politique, social et des droits de l’Homme dans lesquels notre parti a joué un grand rôle et continue de lutter, aux côtés du mouvement féminin marocain, pour consolider ces droits et combattre toute forme de régression visant à les anéantir. Sur ce, le Conseil national insiste sur la nécessité  de la mise en œuvre démocratique des dispositions de la Constitution, en se basant sur une interprétation moderniste dans les domaines législatif et politique en vue d’affirmer de manière effective le principe d’égalité en tant que cadre  régissant l’ensemble des droits et libertés.     
3-Saluent toutes les initiatives prises par la direction du parti après le IXème Congrès à propos du rassemblement de la famille ittihadie dans la perspective de l’édification du grand parti socialiste. A partir de là, le Conseil national des femmes s’adresse à toutes les compétences féminines qui croient aux valeurs de la modernité, de l’égalité et des droits de l’Homme dans leurs dimensions universelles pour se regrouper au sein  de cadres de coordination et de  concertation pour faire face à toutes les idées et projets rétrogrades qui tentent de minimiser les rôles de la femme marocaine et porter atteinte aux droits acquis, qu’il s’agisse  de ceux reconnus par la Constitution ou ceux pour lesquels milite le mouvement féminin marocain.
4- Expriment leur solidarité totale avec la militante Fadoua Rajouani qui a été agressée à la  Faculté d’Agadir  dans une  lâche  tentative de faire taire une voix féminine ittihadie. Pour ce, le Conseil national en incombe la responsabilité à toutes les parties qui véhiculent l’extrémisme à travers des fatwa  qui appellent au crime ou incitent à la violence. Et demandent au ministère public et aux autorités de faire le point sur l’issue de l’enquête concernant cette affaire et sur les commanditaires qui  ont intérêt à créer un climat de peur et à étouffer toute voix libre et éclairée.
5- Annoncent le coup d’envoi des préparatifs du VIIème Congrès des femmes ittihadies dont la tenue est prévue pour décembre prochain tout en considérant le Conseil national des femmes  comme étant une commission préparatoire  et délèguent au secrétariat national la mission de parachever la restructuration de ladite commission dans les plus brefs délais et de faciliter l’intégration des compétences féminines ittihadies.

Ahmed Zaidi : Les faits montrent, malheureusement, que la réforme est gelée
Abdelhadi Khairat : Le Maroc régresse sous ce gouvernement rétrograde  Abdelali Doumou : Je ne crois pas à l’exception dans l’histoire  

Le Groupe socialiste à la Chambre des représentants a ouvert hier le cycle de ses forums par un débat intéressant sur le thème : «Vers où  se dirige le Maroc politique ?»
« Vu les contradictions qui traversent le Maroc d’aujourd’hui, la question de la réforme et notamment l’échec de la réforme s’impose», lance d’emblée Ahmed Zaidi, le président du Groupe socialiste à la Chambre des représentants dans une note introductive à ce débat. Et d’ajouter : « Nous, Marocains, avons cru que nous avons répondu à cette question en adoptant la Constitution 2011 avec toutes les grandes réformes qu’elle contient aux niveaux politique, institutionnel, économique, social et culturel. L’objectif est d’instaurer la justice, l’égalité et le mérite, d’établir le lien entre la responsabilité et la reddition des comptes, de préserver des droits et la dignité humaine, et d’assurer la séparation des pouvoirs ... Mais suffit-il d’adopter une Constitution moderniste pour dire que nous sommes sur la bonne voie ? ». La réponse du président du Groupe socialiste est sans appel : « Les faits montrent, malheureusement, le contraire, car la réforme est quasiment gelée», précise-t-il.
Ahmed Zaidi a critiqué la fragilité de la coalition gouvernementale, en soulignant que l’USFP et son Groupe parlementaire avaient prédit au lendemain de sa constitution que cette coalition était minée de l’intérieur. Il a également mis en exergue quelques « ambiguïtés » de l’action gouvernementale et partisane et qui « contredisent la Constitution 2011 », comme la confusion sur les rôles de l’opposition et de la majorité. « Quelques partis de la majorité, précise-t-il, ou plutôt une grande partie des membres du gouvernement adopte le discours de l’opposition alors qu’elle gère la chose publique. La majorité assume deux rôles : celui de l’opposition et celui du pouvoir. Pire, plusieurs ministres ont une réponse stéréotypée à tous les problèmes en prétendant qu’ils sont un héritage du passé ».
Si Ahmed Ziadi s’est montré pessimiste dans son allocution, Ahmed Herzenni, académicien et ancien président de la CCDH s’est montré plutôt optimiste estimant que le Maroc aurait dû aller à une cadence accélérée et avec davantage de symbiose. Il est optimiste, car en comparant la situation politique au Maroc avec celles des pays de la région, l’on peut dire « d’une façon générale, que nous sommes sur la bonne voie », précise-t-il.
Partant de ce constat, l’intervenant a mis en valeur deux missions intimement liées que la classe politique marocaine doit mener à l’heure actuelle. La première concerne l’opérationnalisation de la Constitution de 2011 qui « est un produit commun dans lequel toutes les forces du pays ont pris part à son élaboration». Et la deuxième est la mise à niveau de l’acteur politique.
Dans ce sens, il a précisé que le rôle de l’opposition n’est pas de renverser le gouvernement, car ce n’est pas dans son intérêt et que ce n’est pas une question prioritaire, mais elle a plutôt intérêt à ce que les lois organiques, qui complètent juridiquement parlant la Constitution, soient élaborées d’une façon consensuelle et non selon la logique de la majorité numérique. D’un autre côté, Ahmed Herzenni estime que les forces de gauche et démocratiques ont une occasion idoine pour se reconstruire et constituer des forces politiques « authentiques ».
Abderrahman Amrani, professeur universitaire et membre dirigeant de l’USFP, a décortiqué quelques caractéristiques du champ politique marocain. Celui-ci se caractérise notamment par la fragilité de la pensée stratégique au niveau de l’Etat et des acteurs politiques, la confusion du comportement politique des classes moyennes, la crise des élus, ce qui «paupérise le champ politique», et la faiblesse de l’interaction entre les institutions politiques et la dynamique de la vie économique.
Pour sa part, Abdelali Doumou, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, critique la notion de « l’exception marocaine ». «Je ne crois pas à l’exception dans l’Histoire », lance-t-il. Il préfère parler plutôt de «singularité»  ou de «progrès». Le Maroc, selon Abdelali Doumou, se distingue des autres pays du Printemps arabe par « un certain développement politique ».
Le membre dirigeant de l’USFP s’est demandé si l’effervescence politique et institutionnelle actuelle au Maroc est porteuse d’une dynamique politique, ce qui permet au Maroc d’être différent des autres pays arabes, ou si elle n’est qu’une agitation politique (expression utilisée par Doumou dans le sens péjoratif), et donc une simple «fiction» et dans ce cas, le Maroc ne peut se distinguer des autres pays arabes.
Pour Abdelali Doumou, ce qui caractérise le Maroc postcolonial est la continuité du système politique qui existait même avant l’instauration de la colonisation qui n’était qu’une parenthèse dans l’histoire politique du Maroc.
Abdelahdi Khairat, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, a vivement déploré la «confusion» du champ politique marocain. «Le Maroc rétrograde à une grande vitesse sous la direction d’un gouvernement rétrograde et je ne l’appelle pas gouvernement conservateur», précise-t-il dans son intervention.
Pour le dirigeant ittihadi, l’une des missions confiées à l’actuel gouvernement est de battre en retraite, car d’aucuns pensent que la réponse du Maroc au Printemps arabe était «précipitée». D’un autre côté, ce gouvernement est «lâche», selon Abdelahdi Khairat, car il n’a même pas le pouvoir de fixer les échéances électorales, d’aborder le développement humain, ou toucher à la politique étrangère…
Al Hassan Boukentar, professeur universitaire et membre de la Comission administrative de l’USFP, a ouvertement critiqué la lenteur de la gestion du temps politique au Maroc. « La gestion du temps politique pose problème. Elle a non pas un coût politique, mais également un coût économique», martèle-t-il. «La démocratie sans efficacité, ajoute-t-il, devient un frein » pour le développement.
Pour l’universitaire Abdelmoughit Tredano Benmessaoud, le Maroc actuel n’est pas une dictature, car il y a des espaces de liberté, mais il n’est pas non plus une vraie démocratie. Il préfère plutôt qualifier le Maroc actuel de « prédémocratique ».

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Le discours intégral de Mahmoud Abbas devant l'ONU

L'Assasinat de Mehdi Ben Barkha

Abderrahim Bouabid l'homme le militant

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