2 décembre 2020

Le chef de l'armée Egyptienne  a déclaré que les conflits politiques poussait l'Etat au bord de la faillite - un avertissement sévère d’une institution qui a dirigé plusieurs décennies le pays.

Le général Abdel Fattah al-Sisi, nommé par le président Mohamed Mursi l'an dernier à la tête de l'armée, a publié mardi un communiqué que l'un des principaux objectifs de déployer des troupes dans les villes du Canal de Suez était de protéger le cours d'eau qui est vitale pour le commerce mondial et pour l'économie de l'Egypte.

«La poursuite de la lutte des différentes forces politiques ... pour  la gestion des affaires de l'Etat pourrait conduire à son effondrement ", a déclaré le général Abdel Fattah al-Sisi, qui est également ministre de la Défense du gouvernement de Mursi.  Il a déclaré aussi que les défis économiques, politiques et sociaux que connaît le pays représentaient «une menace réelle pour la sécurité de l'Egypte et de la cohésion de l'Etat égyptien" et que seul l'armée resterait «le bloc solide et cohérent» sur lequel repose l'Etat.

Des milliers de personnes ont continué à protester dans les villes de Port-Saïd, Ismaïlia et Suez, le lundi, en dépit du couvre-feu et de l'état d'urgence imposé temporairement dans une tentative de mettre fin à l'agitation.

Les manifestants étaient indigné par les condamnations à mort prononcées par un tribunal de Port-Saïd sur 21 supporters de football locaux impliqués dans des émeutes meurtrières lors d'un match de football dans la ville il y a presqu'un an. D’autres manifestations se sont étendues ailleurs en Egype en opposition à l'autorité de M. Morsi et ceci dans le sillage du deuxième anniversaire de la révolution égyptienne du 25 Janvier 2011.

La Télévision d'Etat a déclaré qu’un total de 590 personnes avaient été blessées dans des violences à travers l'Egypte sur la seule journée du lundi, la plupart d'entre eux à Port-Saïd.

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vendredi, 11 janvier 2013 23:27

Qatar soutient l’Egypte de Morsi

Le Qatar a décidé d’apporter un soutien financier de 2,5 milliards de dollars au gouvernement de Morsi afin de l’aider à faire face à sa crise monétaire. Le soutien du Qatar prendra la forme, selon l’agence officielle égyptienne MENA «  d’un dépôt de 2,5 milliards de dollars auprès de la banque centrale égyptienne ».

La livre égyptienne ne cesse de perdre sa valeur devant le dollar. Cette chute a été due essentiellement à l’instabilité politique ainsi que l’épuisement des réserves de change de la banque centrale. En effet, les réserves égyptiennes ont diminué depuis la chute du président Hosni Moubarak.

L’Egypte craint de ne plus pouvoir honorer ses engagements financiers internationaux et de maintenir ses importations de produits de première nécessité, en l’occurrence le blé et les carburants raffinés.

Par ailleurs, des discussions entre Le Caire et le Fonds monétaire international (FMI) devraient reprendre dans deux à trois semaines afin de renégocier un pret de 4,8 milliards de dollars.

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dimanche, 30 décembre 2012 00:38

L’opposition Egyptienne mise en examen

Le procureur de la République d'Egypte a ordonné une enquête contre trois dirigeants de l'opposition Egyptienne, il s’agit de M. Hamdeen Sabahi, M.  Amr Mousa et M. Mohammed ElBaradei  Ces derniers sont  accusés à l’incitation au renversement du président de l’Etat.

Les trois hommes  ont formé une coalition d'opposition, le front de salut national, contre M. Morsi le mois dernier. M. Moussa et M. Sabahi étaient tous deux candidats à l'élection présidentielle remportée par M. Morsi en Juin.

Le procureur de la République M. Ibrahim Talaat a été nommé par le Président de la république le mois dernier, après que son prédécesseur a été limogé. Ce mouvement avait provoqué la colère de hauts magistrats, qui y voyaient une atteinte à leur autorité.

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Le président égyptien Mohamed Morsi a chargé l’armée d’assurer la sécurité jusqu’aux résultats du référendum constitutionnel de samedi, au centre d’une grave crise politique et d’appels à manifester mardi qui font planer la menace de nouvelles violences.

Par ce décret prenant effet lundi, l’armée retrouve aussi le pouvoir d’arrêter des civils, un droit très décrié pendant la période où les militaires ont dirigé le pays, de la chute de Hosni Moubarak en février 2011 à l’élection de M. Morsi en juin 2012.

Le chef de l’Etat a demandé à l’armée «d’appuyer les services de police et de coopérer avec elle» jusqu’aux résultats du référendum.

«Les officiers et sous-officiers des forces armées participant aux missions de préservation de la sécurité et de protection des installations vitales de l’Etat (...) ont tous les pouvoirs d’arrestation judiciaire», selon le décret.

Dans un communiqué, l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a dénoncé le texte, disant y voir une «faille dangereuse qui pourrait bien se traduire par des procès de civils devant des tribunaux militaires».

A Washington, interrogée sur le fait que le maintien de l’ordre en Egypte était confié à l’armée, la porte-parole du département d’Etat Victoria Nuland a lancé une claire mise en garde.

«Nous voulons que ceux qui exercent leurs droits à la liberté d’expression le fassent de manière pacifique, mais nous voulons aussi que le gouvernement égyptien et les forces de sécurité respectent cette liberté d’expression et de rassemblement et fassent preuve de retenue», a déclaré Mme Nuland.

La manière dont la situation en Egypte va évoluer «doit être élaborée par les Egyptiens», a souligné la porte-parole du département d’Etat. Mais «nous ne voulons pas voir se répéter les erreurs de l’ère Moubarak», a-t-elle déclaré dans un avertissement au régime du président Morsi.

Le président américain Barack Obama et l’Union européenne ont exprimé leur inquiétude ces derniers jours face à la situation en Egypte, et appelé le pays à poursuivre la démocratisation engagée après la chute de Hosni Moubarak.

Signe supplémentaire d’un climat politique et social tendu, M. Morsi a suspendu des hausses de taxes sur des produits de base (acier, ciment) et de grande consommation (cigarettes, sodas notamment), en attendant la conclusion d’un «dialogue» sur leurs effets pour la population.

Le parti des Frères musulmans, Liberté et Justice (PLJ), dont est issu M. Morsi, avait publié dans la nuit un communiqué rejetant ces hausses susceptibles «d’alourdir le fardeau des plus pauvres».

Après plus de deux semaines d’une crise marquée par de nombreuses manifestations parfois meurtrières, les deux camps appellent à de nouveaux rassemblements rivaux mardi.

Des affrontements entre militants des deux bords mercredi soir près du palais présidentiel au Caire avaient fait sept morts et des centaines de blessés. L’armée a déployé des chars et des soldats pour protéger les abords de la présidence, dans le quartier d’Héliopolis.

Lundi soir, une grosse centaine d’opposants manifestaient dans le calme devant le bâtiment, selon un photographe de l’AFP sur place.

L’armée égyptienne, toujours influente après l’élection de M. Morsi, premier président civil du pays, a appelé samedi au «dialogue», prévenant qu’elle ne permettrait pas que le pays connaisse un «désastre».

M. Morsi a cherché à calmer les critiques en annulant samedi soir un décret du 22 novembre qui lui accordait de quasi pleins pouvoirs en plaçant ses décisions au-dessus de tout contrôle judiciaire.
Mais il a maintenu néanmoins au 15 décembre le référendum sur un projet de Constitution qui provoque la colère de l’opposition libérale et de gauche, ainsi que des milieux laïques et des Eglises chrétiennes.

L’opposition estime que le texte ouvre la voie à une extension de l’application de la loi islamique (charia) et offre peu de garanties pour les libertés.

Une coalition de 23 associations égyptiennes de défense des droits de l’Homme a d’ailleurs souligné lundi que «le projet de Constitution post-révolutionnaire ne comporte aucune référence aux traités et conventions de sauvegarde des droits de l’Homme ratifiés par l’Egypte, ce qui reflète le mépris de la commission constituante envers ces textes».

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